Café du Palais-Royal
Un café préparé à l'ancienne, infusé, parfumé et adouci au sucre — la boisson des salons et des clubs révolutionnaires, bue brûlante en débattant des affaires de la nation.
Un café préparé à l'ancienne, infusé, parfumé et adouci au sucre — la boisson des salons et des clubs révolutionnaires, bue brûlante en débattant des affaires de la nation.
Venez, prenons un café ! C'est ici, sous les galeries du Palais-Royal, qu'on respire l'air du temps. On verse l'eau bouillante sur la poudre, on laisse tirer, on sucre un peu — et la langue se délie, et les idées montent comme la vapeur de la tasse. Croyez-moi, plus d'une déclaration s'est écrite la plume d'une main et la tasse de l'autre. Le café réveille les esprits endormis ; et Dieu sait combien il en faut réveiller.
- •Café moulu — deux cuillerées (infusion)
- •Eau — une tasse par personne (extraction)
- •Sucre — à volonté (douceur)
- •Chicorée (en temps de pénurie) — une pincée, facultative (allonger et adoucir l'amertume)
Café du Palais-Royal
Un café préparé à l'ancienne, infusé, parfumé et adouci au sucre — la boisson des salons et des clubs révolutionnaires, bue brûlante en débattant des affaires de la nation.
Pourquoi ce plat ? Le Palais-Royal et ses cafés sont le cœur battant de la Révolution, et figurent parmi les lieux d'Olympe. C'est là, devant une tasse, qu'on lisait les gazettes, qu'on haranguait la foule et qu'on refaisait le monde : le café est sa boisson de combat politique.
Venez, prenons un café ! C'est ici, sous les galeries du Palais-Royal, qu'on respire l'air du temps. On verse l'eau bouillante sur la poudre, on laisse tirer, on sucre un peu — et la langue se délie, et les idées montent comme la vapeur de la tasse. Croyez-moi, plus d'une déclaration s'est écrite la plume d'une main et la tasse de l'autre. Le café réveille les esprits endormis ; et Dieu sait combien il en faut réveiller.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — deux cuillerées (infusion)
- Eau — une tasse par personne (extraction)
- Sucre — à volonté (douceur)
- Chicorée (en temps de pénurie) — une pincée, facultative (allonger et adoucir l'amertume)
Ingrédients
- Café moulu — 2 c. à soupe pour 2 tasses (infusion)
- Eau — 30 cl (extraction)
- Sucre — à volonté (douceur)
- Chicorée torréfiée — 1 pincée (facultatif) (rondeur, clin d'œil historique)
Préparation
- Faites chauffer l'eau juste avant l'ébullition (elle ne doit pas bouillir à gros bouillons).
- Versez l'eau sur le café moulu dans un pot ou une cafetière à piston, ajoutez éventuellement une pincée de chicorée.
- Laissez infuser 4 min, puis filtrez ou pressez le piston.
- Servez brûlant dans de petites tasses, sucrez selon le goût.
- À déguster en lisant la gazette, dans l'esprit des cafés du Palais-Royal.
Comment on faisait : Le café devient au XVIIIe siècle la boisson de la sociabilité parisienne : on en compte des centaines d'établissements, et le Café de Foy au Palais-Royal est le théâtre de scènes fondatrices de la Révolution. On le préparait par décoction ou infusion ; la chicorée servait à l'allonger quand le grain manquait ou coûtait cher.
Le twist contemporain : Servez-le « à la révolutionnaire » dans un petit verre, avec un carré de sucre à fondre sur la langue et une feuille de gazette ancienne en sous-tasse imprimée.
Sources : Histoire des cafés parisiens au XVIIIe siècle (sources historiques générales)
Olympe de Gouges · Charactorium

