La carte de Olympe de Gouges
Potage (premier service)

Potage aux pois cassés et aux fines herbes

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile1 h

Une soupe veloutée de pois cassés, liée au bouillon, relevée d'un beau bouquet de fines herbes fraîches et servie sur des tranches de pain rassis. Le plat du quotidien par excellence.

Potage (premier service)

Une soupe veloutée de pois cassés, liée au bouillon, relevée d'un beau bouquet de fines herbes fraîches et servie sur des tranches de pain rassis. Le plat du quotidien par excellence.

Voyez, citoyen : quand la ville grondait et que le pain venait à manquer, c'est de ce potage que je nourrissais ma table. On fait tremper les pois la nuit durant, on les laisse fondre tout doucement sur le coin du feu, et l'on n'oublie jamais, au dernier moment, d'y jeter une poignée d'herbes du jardin — car même dans la pauvreté, je l'ai toujours dit, l'esprit comme l'estomac mérite qu'on le traite avec dignité. Trempez-y votre pain rassis, et vous verrez qu'un repas frugal peut être un repas d'honnête personne.
Olympe de Gouges
Ingrédients
  • Pois cassésune bonne écuellée (base du potage)
  • Bouillon de pot (ou eau)à couvrir largement (cuisson et liaison)
  • Oignon et poireauun de chaque (fond aromatique)
  • Beurreun bon morceau (liant et goût)
  • Fines herbes (persil, cerfeuil, ciboule)un bouquet (parfum (signature))
  • Pain rassisquelques tranches (support au fond de l'assiette)
Comment on faisait : Les légumes secs (pois, lentilles, fèves) étaient la viande du pauvre : nourrissants, conservables et bon marché. On les cuisait des heures dans le « pot » familial et on liait le potage en le passant au tamis, faute de mixeur. Le pain rassis posé au fond de l'assiette, appelé « la trempette », évitait tout gaspillage.
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise, 1746