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Hypocras au vin de Loire, cannelle et gingembre
Pourquoi ce plat ? Nul poète n'a tant célébré le vin que Ronsard, chantre des roses et des banquets bachiques. L'hypocras, vin sucré et épicé bu en clôture du festin, accompagnait naturellement les vers et les amours qu'il dédiait à Cassandre et Hélène.
Du vin du Val de Loire adouci de sucre et de miel, longuement infusé de cannelle, de gingembre et de clous de girofle, puis filtré jusqu'à devenir limpide. Le breuvage de fête que l'on sert au dessert.
Mignonne, quand la rose du repas se fane et que l'on dessert la table, fais venir l'hypocras ! Je prenais mon vin de Loire, le sucrais de miel, l'épiçais de cannelle et de gingembre, puis le coulais par la chausse de drap jusqu'à le rendre clair comme l'œil de l'aimée. Bois-en sans excès, car il réchauffe le sang et délie la langue : c'est le vin qui fait naître les odes, et plus d'un de mes sonnets a coulé de cette coupe-là.
- •Vin du Val de Loire — un pichet (base)
- •Sucre et miel — à belle main (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- •Gingembre — un morceau (épice)
- •Clous de girofle et graine de paradis — quelques-uns (épice)
Hypocras au vin de Loire, cannelle et gingembre
Du vin du Val de Loire adouci de sucre et de miel, longuement infusé de cannelle, de gingembre et de clous de girofle, puis filtré jusqu'à devenir limpide. Le breuvage de fête que l'on sert au dessert.
Pourquoi ce plat ? Nul poète n'a tant célébré le vin que Ronsard, chantre des roses et des banquets bachiques. L'hypocras, vin sucré et épicé bu en clôture du festin, accompagnait naturellement les vers et les amours qu'il dédiait à Cassandre et Hélène.
Mignonne, quand la rose du repas se fane et que l'on dessert la table, fais venir l'hypocras ! Je prenais mon vin de Loire, le sucrais de miel, l'épiçais de cannelle et de gingembre, puis le coulais par la chausse de drap jusqu'à le rendre clair comme l'œil de l'aimée. Bois-en sans excès, car il réchauffe le sang et délie la langue : c'est le vin qui fait naître les odes, et plus d'un de mes sonnets a coulé de cette coupe-là.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin du Val de Loire — un pichet (base)
- Sucre et miel — à belle main (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- Gingembre — un morceau (épice)
- Clous de girofle et graine de paradis — quelques-uns (épice)
Ingrédients
- Vin rouge ou blanc de Loire — 75 cl (base)
- Sucre — 80 g (douceur)
- Miel — 1 c. à soupe (douceur)
- Cannelle — 1 bâton (épice maîtresse)
- Gingembre frais — 3 fines tranches (épice)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Graine de paradis ou poivre long — 4 grains (épice)
Préparation
- Verser le vin dans un récipient, y dissoudre le sucre et le miel sans chauffer (ou à peine tiédir).
- Ajouter toutes les épices et laisser infuser à froid au moins 12 h (ou 1 h à chaud, sans bouillir).
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin ou un filtre à café jusqu'à obtenir un liquide limpide.
- Servir frais ou à température, dans de petites coupes, en fin de repas.
Comment on faisait : L'hypocras (du nom du médecin Hippocrate) se préparait en filtrant le vin épicé par une « manche d'Hippocras », sac de tissu conique. C'était la boisson rituelle de l'issue de table, réputée faciliter la digestion, et l'un des rares mets où le sucre régnait sans partage.
Le twist contemporain : Le servir glacé sur quelques copeaux de poire fraîche, façon kir renaissant, pour un apéritif de fête qui surprend les invités.
Sources : Le Ménagier de Paris · Nostradamus, Traité des fardements et confitures (1555)
Pierre de Ronsard · Charactorium





