La carte de Ratu Seru Cakobau
I coi (accompagnement de poisson)

Kokoda

QuotidienDocumentée🍋 🧂facile3 h (dont 2 h 30 de marinade)

Poisson cru coupé en dés, « cuit » dans du jus de citron vert puis nappé de crème de coco épaisse. Frais, vif et onctueux à la fois, le kokoda est l'emblème de la cuisine fidjienne de tous les jours.

I coi (accompagnement de poisson)

Poisson cru coupé en dés, « cuit » dans du jus de citron vert puis nappé de crème de coco épaisse. Frais, vif et onctueux à la fois, le kokoda est l'emblème de la cuisine fidjienne de tous les jours.

Le poisson, c'est le premier don de la mer à Bau. Mes pêcheurs ramenaient le walu ou le saqa encore frémissant, et les femmes le découpaient au couteau de bambou avant de le baigner dans le jus des moli. Le lolo venait ensuite, épais comme il faut. On mangeait cela sur la natte, sans façon, entre deux affaires à régler. Un Vunivalu qui ne connaît pas le goût de son lagon ne mérite pas de le gouverner.
Ratu Seru Cakobau
Ingrédients
  • Poisson blanc frais (walu, saqa ou mahi-mahi)Un beau poisson (Base)
  • Citrons verts (moli)Plusieurs, bien juteux (Marinade acide)
  • Crème de coco fraîche (lolo)Une bonne mesure (Onctuosité)
  • Oignon sauvage ou cibouleQuelques tiges (Aromatique)
  • Sel marinUne pincée (Assaisonnement)
Comment on faisait : Le kokoda est attesté dans tout le Pacifique sous diverses formes (oka aux Tonga, ika mata aux îles Cook, poisson cru à la tahitienne). Les agrumes, probablement introduits par les premiers navigateurs européens au XVIIIe siècle, se sont rapidement intégrés à la cuisine locale. Avant les citrons verts, le poisson pouvait être consommé cru nature ou légèrement fermenté.
Sources : Helen Reeves, Traditional Fijian Food and Cooking, Fiji Museum, 2003 · Pollock, Nancy J., These Roots Remain: Food Habits in Islands of the Central and Eastern Pacific since Western Contact, University of Hawaii Press, 1992

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