La carte de Rita Levi-Montalcini
Tajarin al burro e salvia — fins tagliatelles aux 30 jaunes, beurre et sauge
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Primo piatto (le service des pâtes, cœur du repas)

Tajarin al burro e salvia — fins tagliatelles aux 30 jaunes, beurre et sauge

QuotidienDocumentée🧂 🍄moyen1 h
Primo piatto (le service des pâtes, cœur du repas)

Tajarin al burro e salvia — fins tagliatelles aux 30 jaunes, beurre et sauge

Pourquoi ce plat ? Rita mangeait peu mais privilégiait toujours la qualité, et retrouvait à chaque retour à Turin « les saveurs piémontaises de son enfance ». Le tajarin, pâte aux jaunes d'œufs, est LE primo de son Piémont natal — et l'œuf, qu'elle disséquait au laboratoire pour traquer le facteur de croissance nerveuse, fut aussi l'aliment de sa table.

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Primo piatto (le service des pâtes, cœur du repas)

Des tagliatelles d'une finesse extrême, pétries d'une pluie de jaunes d'œufs qui les rendent dorées et soyeuses, à peine nappées de beurre noisette et de sauge. La simplicité absolue où tout repose sur la fraîcheur des œufs.

Voyez-vous, dans le Piémont de mon enfance, on jugeait une maîtresse de maison au nombre de jaunes qu'elle osait mettre dans sa pâte — nous, nous n'étions pas avares. J'ai passé ma vie penchée sur des œufs, au microscope comme à table ; rien ne m'émeut autant que cette couleur d'or que le jaune donne à la farine. Roulez la pâte si fine qu'on lise le journal au travers, taillez-la au couteau, et qu'un beurre tout juste blondi à la sauge l'enrobe : il ne faut rien de plus. La qualité, mon ami, jamais la quantité — c'est une règle que j'ai tenue jusqu'à cent ans.
Rita Levi-Montalcini
Ingrédients
  • Farine de blé tendreune livre (base de la pâte)
  • Jaunes d'œufs très fraisune trentaine (richesse et couleur)
  • Beurre de montagneune bonne noix (sauce)
  • Feuilles de saugequelques-unes (parfum)
  • Parmigiano ou Granaà volonté (umami final)
Comment on faisait : Dans les fermes des Langhe, on n'avait pas d'œufs à profusion tous les jours : le tajarin riche en jaunes était un primo de qualité, fait main et taillé au couteau (tajè = tailler, en piémontais). Les blancs restants servaient aux meringues ou aux amaretti — rien ne se perdait.

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