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Électuaire de noix au miel et aux herbes
Pourquoi ce plat ? Un chevalier blessé ou épuisé par la marche cherchait force et réconfort. Les électuaires — pâtes de miel, de noix et d'herbes — tenaient du remède autant que de la friandise, transmis par les moines qui soignaient les guerriers de l'Empereur.
Une pâte épaisse de miel, de noix pilées et d'herbes amères, prise à la cuillerée comme remède fortifiant. Mi-douceur mi-médecine, à la manière des préparations monastiques du haut Moyen Âge.
Après la mêlée, quand le corps est rompu et le cœur lourd, écoute le conseil que les bons moines m'ont donné. Pile des noix de l'automne, mêle-les au miel jusqu'à former une pâte épaisse, ajoutes-y les herbes amères du jardin. Une cuillerée au matin, et la vigueur revient dans les membres las. Ce n'est ni tout à fait douceur, ni tout à fait remède — mais par ma foi, cela ranime un homme mieux qu'une longue prière à jeun.
- •Noix — une poignée (force et matière)
- •Miel — de quoi lier (base et conservation)
- •Herbes amères (sauge, rue, livèche) — un peu (vertu médicinale)
- •Cumin — une pincée (aromate digestif)
Électuaire de noix au miel et aux herbes
Une pâte épaisse de miel, de noix pilées et d'herbes amères, prise à la cuillerée comme remède fortifiant. Mi-douceur mi-médecine, à la manière des préparations monastiques du haut Moyen Âge.
Pourquoi ce plat ? Un chevalier blessé ou épuisé par la marche cherchait force et réconfort. Les électuaires — pâtes de miel, de noix et d'herbes — tenaient du remède autant que de la friandise, transmis par les moines qui soignaient les guerriers de l'Empereur.
Après la mêlée, quand le corps est rompu et le cœur lourd, écoute le conseil que les bons moines m'ont donné. Pile des noix de l'automne, mêle-les au miel jusqu'à former une pâte épaisse, ajoutes-y les herbes amères du jardin. Une cuillerée au matin, et la vigueur revient dans les membres las. Ce n'est ni tout à fait douceur, ni tout à fait remède — mais par ma foi, cela ranime un homme mieux qu'une longue prière à jeun.
Ingrédients (version d’époque)
- Noix — une poignée (force et matière)
- Miel — de quoi lier (base et conservation)
- Herbes amères (sauge, rue, livèche) — un peu (vertu médicinale)
- Cumin — une pincée (aromate digestif)
Ingrédients
- Cerneaux de noix — 100 g (force et matière)
- Miel — 150 g (base et conservation)
- Sauge fraîche — 4 feuilles ciselées finement (herbe aromatique)
- Cumin moulu — 1/4 c. à café (aromate digestif)
- Une pointe de poivre — optionnel (chaleur)
Préparation
- Piler ou hacher grossièrement les noix.
- Faire tiédir doucement le miel sans le faire bouillir.
- Y mélanger les noix, la sauge ciselée et le cumin jusqu'à obtenir une pâte épaisse.
- Verser dans un petit pot propre et laisser prendre au frais.
- Prendre à la cuillerée, ou étaler sur du pain bis ; se conserve plusieurs semaines grâce au miel.
Comment on faisait : Les électuaires — mélanges de miel, de fruits secs et de plantes — étaient à la fois friandises et médicaments. Les monastères, qui détenaient le savoir médical et tenaient des jardins de simples (comme le préconisait le plan de Saint-Gall), les préparaient pour fortifier les malades et les voyageurs. Le miel servait de conservateur naturel et de support aux vertus prêtées aux herbes.
Le twist contemporain : Présenté en petit pot scellé d'un disque de cire, étiquette manuscrite façon apothicairerie médiévale : un « miel fortifiant » à offrir.
Sources : Plan de Saint-Gall (vers 820), jardin des simples monastique · Capitulaire de villis (vers 795)
Roland · Charactorium





