La carte de Sandro Botticelli
Biancomangiare (blanc-manger de chapon aux amandes)
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Servizio di cucina — vivanda da malati (mets délicat pour convalescents)

Biancomangiare (blanc-manger de chapon aux amandes)

RemèdeDocumentée🍯 🍄moyen40 min
Servizio di cucina — vivanda da malati (mets délicat pour convalescents)

Biancomangiare (blanc-manger de chapon aux amandes)

Pourquoi ce plat ? Le biancomangiare, doux et blanc, était LE plat qu'on portait aux malades et aux convalescents dans la Florence du Quattrocento. Pour un artiste épuisé par de longues heures au pied d'un échafaudage de la Chapelle Sixtine, c'était le réconfort tiède prescrit par la sagesse alimentaire de l'époque.

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Servizio di cucina — vivanda da malati (mets délicat pour convalescents)

Une crème blanche et veloutée de blanc de chapon pilé, lié au lait d'amandes et à la farine de riz, sucrée et parfumée à l'eau de rose. À la fois nourrissant et léger, c'était la nourriture des forces déclinantes — un mets de soin autant que de plaisir.

Quand le corps faiblit, point de sauces brûlantes ni d'aigreurs : on demande le biancomangiare, blanc comme un linge de Carême. On pile le blanc de chapon jusqu'à ce qu'il se défasse en fils, on le noie dans le lait d'amandes, on l'épaissit de farine de riz et on l'adoucit de sucre et d'un soupçon d'eau de rose. Les médecins le tiennent pour réparateur, et moi je te le dis : tiède, dans une écuelle, c'est un baume pour qui a trop regardé vers le plafond et trop oublié de manger.
Sandro Botticelli
Ingrédients
  • Blanc de chapon cuitune poitrine (protéine, fils)
  • Lait d'amandesabondant (liquide, douceur)
  • Farine de rizce qu'il faut (liant)
  • Sucreà volonté (douceur)
  • Eau de rosequelques gouttes (parfum)
  • Selune pincée (équilibre)
Comment on faisait : Le biancomangiare figure dans tous les grands recueils médiévaux et Renaissance ; Maestro Martino en donne plusieurs versions. Sa blancheur (chapon, amandes, riz, sucre) en faisait un mets de prestige ET le « plat des malades » par excellence dans la diététique médiévale, jugé doux et facile à digérer. On le pilait longuement au mortier de pierre, faute de mixeur.
Sources : Maestro Martino da Como, Libro de arte coquinaria (~1465) · Platina, De honesta voluptate et valetudine, 1474

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