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Œufs durs mayonnaise du comptoir
Pourquoi ce plat ? Beauvoir mangeait simplement et rapidement, privilégiant la praticité ; l'œuf mayonnaise posé sous cloche sur le zinc des cafés parisiens était le casse-croûte typique de qui s'attablait pour écrire des heures, comme elle le faisait au Flore.
Des œufs durs nappés d'une mayonnaise maison, le plat le plus humble et le plus parisien qui soit : on le prend debout ou à la table de marbre, entre deux pages de manuscrit.
Je n'ai jamais fait de la cuisine une affaire sérieuse — manger devait être prompt pour que l'esprit reste libre. Au Flore, je commandais un œuf mayonnaise sans même lever les yeux de mes feuilles ; on le servait sous sa petite cloche de verre, à portée de main. La mayonnaise, vois-tu, se monte avec patience et une seule huile, goutte à goutte, sans quoi elle tourne. C'était mon repas de travailleuse : net, suffisant, et qui ne réclamait rien de moi que de continuer à écrire.
- •Œufs frais de ferme — 4 (base)
- •Huile d'arachide ou de tournesol — un bol (corps de la mayonnaise)
- •Moutarde de Dijon — une cuillerée (liant et piquant)
- •Vinaigre de vin — un filet (acidité)
- •Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Œufs durs mayonnaise du comptoir
Des œufs durs nappés d'une mayonnaise maison, le plat le plus humble et le plus parisien qui soit : on le prend debout ou à la table de marbre, entre deux pages de manuscrit.
Pourquoi ce plat ? Beauvoir mangeait simplement et rapidement, privilégiant la praticité ; l'œuf mayonnaise posé sous cloche sur le zinc des cafés parisiens était le casse-croûte typique de qui s'attablait pour écrire des heures, comme elle le faisait au Flore.
Je n'ai jamais fait de la cuisine une affaire sérieuse — manger devait être prompt pour que l'esprit reste libre. Au Flore, je commandais un œuf mayonnaise sans même lever les yeux de mes feuilles ; on le servait sous sa petite cloche de verre, à portée de main. La mayonnaise, vois-tu, se monte avec patience et une seule huile, goutte à goutte, sans quoi elle tourne. C'était mon repas de travailleuse : net, suffisant, et qui ne réclamait rien de moi que de continuer à écrire.
Ingrédients (version d’époque)
- Œufs frais de ferme — 4 (base)
- Huile d'arachide ou de tournesol — un bol (corps de la mayonnaise)
- Moutarde de Dijon — une cuillerée (liant et piquant)
- Vinaigre de vin — un filet (acidité)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Œufs — 4 (base)
- Jaune d'œuf supplémentaire — 1 (émulsion de la mayonnaise)
- Huile neutre (tournesol) — 200 ml (corps de la mayonnaise)
- Moutarde de Dijon — 1 c. à café (liant)
- Vinaigre de vin ou jus de citron — 1 c. à café (acidité)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Plonger les œufs dans l'eau bouillante 9 minutes, puis les rafraîchir à l'eau froide et les écaler.
- Dans un bol, fouetter le jaune d'œuf avec la moutarde, le sel et le poivre.
- Verser l'huile en très mince filet sans cesser de fouetter, jusqu'à obtenir une mayonnaise ferme.
- Détendre avec le vinaigre ou le citron, rectifier l'assaisonnement.
- Couper les œufs en deux, les disposer sur l'assiette et les napper généreusement de mayonnaise.
Comment on faisait : Dans les cafés et bouillons parisiens du XXe siècle, les œufs durs trônaient sur le comptoir dans un porte-œufs métallique, en libre-service ou servis avec une cuillère de mayonnaise. C'était la nourriture des employés, des étudiants et des intellectuels pressés.
Le twist contemporain : Une pointe de paprika fumé et quelques câpres pour réveiller la simplicité du zinc, servi sur une vieille assiette de bistrot ébréchée.
Simone de Beauvoir · Charactorium





