La carte de Sofia Kovalevskaya
Tchaï du samovar et son varenié
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Tchaïepitié (rituel du thé, clôture et ponctuation de la journée)

Tchaï du samovar et son varenié

BoissonDocumentée☕ 🍯facile15 min
Tchaïepitié (rituel du thé, clôture et ponctuation de la journée)

Tchaï du samovar et son varenié

Pourquoi ce plat ? Le thé du samovar est la boisson quotidienne attestée de Sofia, qui partageait avec son maître Karl Weierstrass et ses amis suédois ces longues conversations savantes. On le boit fort, allongé d'eau bouillante, et on l'adoucit non pas en sucrant la tasse mais en croquant une cuillerée de confiture (varenié).

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Tchaïepitié (rituel du thé, clôture et ponctuation de la journée)

Un concentré de thé noir (zavarka) préparé dans une petite théière posée sur le samovar, que l'on dilue à l'eau frémissante dans le verre tenu en podstakannik. On l'accompagne d'une cuillerée de confiture de baies que l'on prend à part, en bouche.

Le samovar, chez nous, ne s'éteignait jamais tout à fait. Quand je travaillais tard sur un mémoire, c'est lui qui me tenait compagnie de son chant de cuivre. Je verse au fond du verre un doigt de zavarka bien noir et corsé, puis l'eau brûlante par-dessus. Surtout, n'allez pas dissoudre votre sucre comme un Anglais ! Prenez plutôt une bonne cuillerée de varenié de groseilles, gardez-la sous la langue, et buvez le thé brûlant par-dessus — voilà toute la douceur des soirées russes.
Sofia Kovalevskaya
Ingrédients
  • Thé noir en feuillespour une zavarka forte (infusion concentrée)
  • Eau du samovarbouillante, à volonté (dilution)
  • Varenié (confiture de baies)une cuillerée par convive (douceur, à part)
Comment on faisait : Le samovar de cuivre, importé au XVIIIe siècle, devient au XIXe le cœur de tout foyer russe. Le podstakannik (porte-verre en métal) permettait de tenir le verre brûlant. Le sucre rare se prenait souvent 'en croquant' (vprikousskou), un morceau coincé entre les dents.

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