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Tchaï du samovar et son varenié
Pourquoi ce plat ? Le thé du samovar est la boisson quotidienne attestée de Sofia, qui partageait avec son maître Karl Weierstrass et ses amis suédois ces longues conversations savantes. On le boit fort, allongé d'eau bouillante, et on l'adoucit non pas en sucrant la tasse mais en croquant une cuillerée de confiture (varenié).
Un concentré de thé noir (zavarka) préparé dans une petite théière posée sur le samovar, que l'on dilue à l'eau frémissante dans le verre tenu en podstakannik. On l'accompagne d'une cuillerée de confiture de baies que l'on prend à part, en bouche.
Le samovar, chez nous, ne s'éteignait jamais tout à fait. Quand je travaillais tard sur un mémoire, c'est lui qui me tenait compagnie de son chant de cuivre. Je verse au fond du verre un doigt de zavarka bien noir et corsé, puis l'eau brûlante par-dessus. Surtout, n'allez pas dissoudre votre sucre comme un Anglais ! Prenez plutôt une bonne cuillerée de varenié de groseilles, gardez-la sous la langue, et buvez le thé brûlant par-dessus — voilà toute la douceur des soirées russes.
- •Thé noir en feuilles — pour une zavarka forte (infusion concentrée)
- •Eau du samovar — bouillante, à volonté (dilution)
- •Varenié (confiture de baies) — une cuillerée par convive (douceur, à part)
Tchaï du samovar et son varenié
Un concentré de thé noir (zavarka) préparé dans une petite théière posée sur le samovar, que l'on dilue à l'eau frémissante dans le verre tenu en podstakannik. On l'accompagne d'une cuillerée de confiture de baies que l'on prend à part, en bouche.
Pourquoi ce plat ? Le thé du samovar est la boisson quotidienne attestée de Sofia, qui partageait avec son maître Karl Weierstrass et ses amis suédois ces longues conversations savantes. On le boit fort, allongé d'eau bouillante, et on l'adoucit non pas en sucrant la tasse mais en croquant une cuillerée de confiture (varenié).
Le samovar, chez nous, ne s'éteignait jamais tout à fait. Quand je travaillais tard sur un mémoire, c'est lui qui me tenait compagnie de son chant de cuivre. Je verse au fond du verre un doigt de zavarka bien noir et corsé, puis l'eau brûlante par-dessus. Surtout, n'allez pas dissoudre votre sucre comme un Anglais ! Prenez plutôt une bonne cuillerée de varenié de groseilles, gardez-la sous la langue, et buvez le thé brûlant par-dessus — voilà toute la douceur des soirées russes.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en feuilles — pour une zavarka forte (infusion concentrée)
- Eau du samovar — bouillante, à volonté (dilution)
- Varenié (confiture de baies) — une cuillerée par convive (douceur, à part)
Ingrédients
- Thé noir en feuilles (type russe ou Ceylan) — 3 c. à café (infusion concentrée)
- Eau frémissante — 1 litre (dilution)
- Confiture de groseilles ou de myrtilles — 1 c. à soupe par tasse (douceur, prise à part)
Préparation
- Préparer une zavarka : infuser le thé dans une petite théière avec 250 ml d'eau frémissante pendant 5 min, jusqu'à obtenir un concentré très foncé.
- Verser un fond de zavarka dans chaque verre (environ 1/4), allonger d'eau frémissante.
- Servir avec, sur une soucoupe à part, une cuillerée de confiture.
- Déguster en prenant une pointe de confiture en bouche avant chaque gorgée.
Comment on faisait : Le samovar de cuivre, importé au XVIIIe siècle, devient au XIXe le cœur de tout foyer russe. Le podstakannik (porte-verre en métal) permettait de tenir le verre brûlant. Le sucre rare se prenait souvent 'en croquant' (vprikousskou), un morceau coincé entre les dents.
Le twist contemporain : À défaut de samovar, une simple théière et une bouilloire suffisent — gardez le geste du varenié pris à part, c'est lui qui fait l'expérience russe.
Sofia Kovalevskaya · Charactorium





