Svensk punsch (punch suédois à l'arrack)
Une liqueur aigre-douce à base d'arrack (eau-de-vie de canne d'Asie importée par la Compagnie suédoise des Indes orientales), assemblée à un sirop de sucre et d'épices, parfois additionnée d'un vin blanc. On la chauffait pour la servir lors des veillées.
Une liqueur aigre-douce à base d'arrack (eau-de-vie de canne d'Asie importée par la Compagnie suédoise des Indes orientales), assemblée à un sirop de sucre et d'épices, parfois additionnée d'un vin blanc. On la chauffait pour la servir lors des veillées.
Ah, le punsch ! La rosée des nuits où l'on parle trop et où l'on dort trop peu. Dans les cafés, on le faisait venir tiède dans de petits verres, et la conversation montait avec la vapeur. Prends l'arrack, cet alcool venu des Indes par nos vieux navires, marie-le à un sirop bien sucré et à un soupçon d'épices — il faut que l'amertume et le sucre se tiennent en tension, comme l'homme entre ses anges et ses démons. Bois-le lentement : c'est une boisson de pensée, non d'ivresse.
- •Arrack (eau-de-vie de canne d'Asie) — une bouteille (alcool de base)
- •Sucre — en quantité (sirop)
- •Eau — pour le sirop (dilution)
- •Vin blanc (facultatif) — un verre (rondeur)
- •Cardamome ou clou de girofle (facultatif) — un soupçon (épice)
Svensk punsch (punch suédois à l'arrack)
Une liqueur aigre-douce à base d'arrack (eau-de-vie de canne d'Asie importée par la Compagnie suédoise des Indes orientales), assemblée à un sirop de sucre et d'épices, parfois additionnée d'un vin blanc. On la chauffait pour la servir lors des veillées.
Pourquoi ce plat ? Le punsch suédois était la boisson des cafés, des soirées d'étudiants d'Uppsala et des cercles littéraires où Strindberg passa tant d'heures à discuter, à provoquer et à écrire. Liqueur emblématique de la bohème scandinave de la fin du XIXe siècle, on la buvait tiède après le repas.
Ah, le punsch ! La rosée des nuits où l'on parle trop et où l'on dort trop peu. Dans les cafés, on le faisait venir tiède dans de petits verres, et la conversation montait avec la vapeur. Prends l'arrack, cet alcool venu des Indes par nos vieux navires, marie-le à un sirop bien sucré et à un soupçon d'épices — il faut que l'amertume et le sucre se tiennent en tension, comme l'homme entre ses anges et ses démons. Bois-le lentement : c'est une boisson de pensée, non d'ivresse.
Ingrédients (version d’époque)
- Arrack (eau-de-vie de canne d'Asie) — une bouteille (alcool de base)
- Sucre — en quantité (sirop)
- Eau — pour le sirop (dilution)
- Vin blanc (facultatif) — un verre (rondeur)
- Cardamome ou clou de girofle (facultatif) — un soupçon (épice)
Ingrédients
- Arrack (à défaut, rhum agricole + une pointe de whisky) — 350 ml (alcool de base)
- Sucre — 300 g (sirop)
- Eau — 200 ml (sirop)
- Vin blanc sec — 100 ml (rondeur)
- Gousses de cardamome écrasées — 3 (épice)
Préparation
- Préparez un sirop : chauffez l'eau et le sucre avec la cardamome écrasée jusqu'à dissolution, puis laissez infuser et refroidir.
- Filtrez le sirop pour retirer les épices.
- Mélangez le sirop refroidi avec l'arrack et le vin blanc.
- Versez en bouteille et laissez reposer au frais quelques jours pour que les saveurs se lient.
- Pour servir, réchauffez doucement (sans bouillir) et présentez en petits verres, après le repas ou au coin du feu.
Comment on faisait : Importé d'Asie dès le XVIIIe siècle par la Compagnie suédoise des Indes orientales, l'arrack devint la base du punsch national. Au XIXe siècle, on le préparait soi-même par lots ; la mise en bouteille industrielle (Cederlunds) date des années 1840-1870, en plein essor à l'époque de Strindberg.
Le twist contemporain : Servez-le glacé en shot après un café corsé, à la mode suédoise actuelle (« kaffe med punsch »).
Sources : Charles Emil Hagdahl, Kokkonsten som vetenskap och konst (1879)
August Strindberg · Charactorium



