La carte de Srinivasa Ramanujan
Rasam — bouillon clair versé sur le riz en milieu de repas, et remède du foyer

Milagu Rasam (bouillon de poivre et tamarin)

RemèdeReconstitution🍋 🌶️facile25 min

Un bouillon translucide, acidulé par le tamarin et réchauffé par le poivre noir et le cumin écrasés, parfumé d'ail, de feuilles de cari et de coriandre. On le boit en tasse ou on le verse sur du riz.

Rasam — bouillon clair versé sur le riz en milieu de repas, et remède du foyer

Un bouillon translucide, acidulé par le tamarin et réchauffé par le poivre noir et le cumin écrasés, parfumé d'ail, de feuilles de cari et de coriandre. On le boit en tasse ou on le verse sur du riz.

Quand le corps faiblit et que rien ne tente plus la langue, c'est ce bouillon qu'on prépare. On pile le poivre, le cumin et l'ail dans le mortier, on les jette dans le tamarin qui frémit, et l'on attend ce moment précis où la mousse monte — il ne faut surtout pas le faire bouillir trop fort, sinon il perd son âme. Buvez-le brûlant, à petites gorgées : il rouvre la poitrine et réveille la faim. Souvent malade, c'est à cette tasse fumante que je revenais, comme un enfant à la main de sa mère.
Srinivasa Ramanujan
Ingrédients
  • Tamarinune petite boule (acidité, base)
  • Poivre noirune bonne pincée (chaleur, vertu)
  • Cuminune pincée (parfum, digestion)
  • Ail, feuilles de cari, coriandrequelques gousses, une branche (remède, parfum)
  • Ghee, moutarde, asafœtida, selpour le tempérage (finition)
Comment on faisait : Avant l'arrivée massive du piment, c'est le poivre noir — l'or noir du Malabar — qui donnait au rasam sa chaleur médicinale. On le buvait dans des godets de laiton, et chaque maison gardait son « rasam podi », mélange d'épices grillées, comme une pharmacie domestique.
Sources : S. Meenakshi Ammal, Samaithu Paar (Cook and See), 1951