retournerConditum, vin au miel et aux épices
Conditum, vin au miel et aux épices
Pourquoi ce plat ? Aux banquets impériaux où Théodora siégeait en égale de Justinien, on servait des vins précieux importés et coupés d'aromates. Ce vin miellé et épicé, ouvrant les festins, est le breuvage des puissants — digne d'une impératrice qui aimait l'éclat de la cour.
Un vin chaud (ou frais) infusé de miel, de poivre, de safran et de dattes : doux, parfumé, capiteux. Le breuvage d'ouverture des grands repas.
Lève ta coupe avec moi. Ce vin-là, on ne le boit pas pur comme les barbares : on le marie au miel, au poivre, au safran qui vaut son pesant d'or, et à quelques dattes venues d'Orient par nos navires. On le passe et on le repasse jusqu'à ce qu'il soit limpide et parfumé. À ma table, il ouvrait les festins — et crois-moi, sous la Pourpre, on apprend vite que la douceur cache souvent la force.
- •Vin — une cruche (base)
- •Miel — une bonne part (douceur)
- •Poivre — quelques grains (épice chaude)
- •Safran — quelques filaments (parfum et couleur)
- •Dattes — une poignée (rondeur sucrée)
- •Feuilles de laurier, mastic — un peu (aromates)
Conditum, vin au miel et aux épices
Un vin chaud (ou frais) infusé de miel, de poivre, de safran et de dattes : doux, parfumé, capiteux. Le breuvage d'ouverture des grands repas.
Pourquoi ce plat ? Aux banquets impériaux où Théodora siégeait en égale de Justinien, on servait des vins précieux importés et coupés d'aromates. Ce vin miellé et épicé, ouvrant les festins, est le breuvage des puissants — digne d'une impératrice qui aimait l'éclat de la cour.
Lève ta coupe avec moi. Ce vin-là, on ne le boit pas pur comme les barbares : on le marie au miel, au poivre, au safran qui vaut son pesant d'or, et à quelques dattes venues d'Orient par nos navires. On le passe et on le repasse jusqu'à ce qu'il soit limpide et parfumé. À ma table, il ouvrait les festins — et crois-moi, sous la Pourpre, on apprend vite que la douceur cache souvent la force.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin — une cruche (base)
- Miel — une bonne part (douceur)
- Poivre — quelques grains (épice chaude)
- Safran — quelques filaments (parfum et couleur)
- Dattes — une poignée (rondeur sucrée)
- Feuilles de laurier, mastic — un peu (aromates)
Ingrédients
- Vin rouge ou blanc moyennement corsé — 75 cl (base)
- Miel — 4 à 6 c. à soupe (douceur)
- Poivre en grains — 6 grains (épice chaude)
- Safran — 1 pincée (parfum et couleur)
- Dattes dénoyautées — 4 (rondeur sucrée)
- 1 feuille de laurier — 1 (aromate)
Préparation
- Faire chauffer doucement une partie du vin avec le miel jusqu'à dissolution, sans bouillir.
- Ajouter poivre concassé, laurier, dattes écrasées et safran ; laisser infuser à feu très doux 10 min.
- Verser le reste du vin, mélanger et laisser reposer.
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin pour obtenir un liquide limpide.
- Servir chaud en hiver ou rafraîchi en été, dans de petites coupes.
Comment on faisait : La recette du conditum paradoxum figure dès Apicius : vin, miel, poivre, mastic, nard, safran, dattes et feuilles de laurier, longuement infusés puis filtrés. Les Byzantins ont conservé ces vins aromatisés, signe de raffinement et parfois prescrits comme fortifiants.
Le twist contemporain : Servi tiède dans de petites tasses dorées, c'est un 'vin chaud' impérial qui éclipse celui des marchés de Noël.
Sources : Apicius, De re coquinaria (Conditum paradoxum)
Théodora · Charactorium





