La carte de Tokhtamych
Shorpa (bouillon rituel d'ouverture du festin)

Shorpa à la queue grasse — bouillon de fête du khan

FestifReconstitution🧂 🍄 🌶️moyen3 h 30

Un bouillon de mouton long et profond, enrichi de graisse de queue fondue, parfumé au cumin et aux herbes de la steppe, avec des morceaux de navet et des oignons. Servi brûlant dans des bols, il réchauffe et prépare l'estomac au festin à venir. Sa surface dorée et luisante en fait un spectacle autant qu'un plat.

Shorpa (bouillon rituel d'ouverture du festin)

Un bouillon de mouton long et profond, enrichi de graisse de queue fondue, parfumé au cumin et aux herbes de la steppe, avec des morceaux de navet et des oignons. Servi brûlant dans des bols, il réchauffe et prépare l'estomac au festin à venir. Sa surface dorée et luisante en fait un spectacle autant qu'un plat.

Le festin commence toujours par la shorpa — c'est la loi du dastarkhan que même un khan ne transgresse pas. Quand le bouillon fume dans les bols et que la graisse brille comme de l'or fondu, alors mes émirs savent que la paix règne sous ma yourte. J'y fais jeter le cumin que mes marchands ramènent de Boukhara et un navet bien ferme de la basse Volga. Celui qui vide son bol d'un trait me montre qu'il me fait confiance — car c'est dans la shorpa qu'un ennemi glisserait le poison. Moi, je bois toujours le premier.
Tokhtamych
Ingrédients
  • Os de mouton à moelleune brassée (Fond du bouillon)
  • Graisse de queue de moutonun bon morceau (Richesse et onctuosité)
  • Oignondeux ou trois (Aromate)
  • Navetun ou deux (Légume)
  • Cumin en grainsune pincée (Épice)
  • Sel gemmeselon le goût (Assaisonnement)
  • Herbes des steppes (thym sauvage, coriandre en grains)une poignée (Parfum)
Comment on faisait : Les chroniqueurs arabes et persans du XIVe siècle décrivent les festins de la Horde d'or comme des événements grandioses où des dizaines de moutons étaient sacrifiés. Ibn Battûta, visitant la cour du khan Özbeg (prédécesseur de Tokhtamych) en 1333, décrit un protocole strict de service et mentionne le bouillon de mouton servi dans des écuelles d'or et d'argent. Le cumin, importé de Transoxiane via les routes caravanières, était l'une des rares épices utilisées dans la cuisine de la Horde.
Sources : Ibn Battûta, « Rihla », XIVe siècle (trad. Defremery & Sanguinetti, tome II) · Charles J. Halperin, « Russia and the Golden Horde », Indiana University Press, 1985

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