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Mastava (soupe d'agneau au riz)
Pourquoi ce plat ? La mastava est une soupe épaisse du quotidien à Samarcande, consommée le matin ou en début de repas. Pour un savant comme Ulugh Beg, passant de longues nuits à l'observatoire, c'était le plat réconfortant par excellence au lever du jour, après une nuit de relevés célestes dans le froid de l'hiver centre-asiatique.
Soupe épaisse à base de riz, de morceaux d'agneau, d'oignons, de carottes et de navets, enrichie en fin de cuisson par du yaourt battu qui lui donne son acidité caractéristique. Parfumée au cumin et à la coriandre fraîche, c'est un plat complet et roboratif, entre soupe et ragoût.
L'hiver à Samarcande est rude, et l'observatoire n'est point chauffé — seule la passion de mesurer le ciel nous réchauffe. Lorsque je redescends à l'aube, les doigts engourdis par le froid du sextant, rien ne restaure les forces comme un bol de mastava. Le bouillon gras, le riz qui a bu tout le suc de la viande, et ce katyk que l'on verse en dernier, qui donne au breuvage une aigreur qui réveille l'esprit. Un astronome qui néglige sa soupe négligera bientôt ses calculs.
- •Agneau (poitrine ou collier) — une portion avec os (Fond de bouillon et viande)
- •Riz — une mesure (Épaississant)
- •Oignon — un gros (Fond aromatique)
- •Carotte — une (Légume de fond)
- •Navet — un (Légume de fond)
- •Katyk (yaourt fermenté) — un bol (Finition acidulée)
- •Cumin — une pincée (Épice)
- •Coriandre fraîche — une poignée (Herbe aromatique)
- •Graisse de queue de mouton — un morceau (Matière grasse)
- •Sel — à convenance (Assaisonnement)
Mastava (soupe d'agneau au riz)
Soupe épaisse à base de riz, de morceaux d'agneau, d'oignons, de carottes et de navets, enrichie en fin de cuisson par du yaourt battu qui lui donne son acidité caractéristique. Parfumée au cumin et à la coriandre fraîche, c'est un plat complet et roboratif, entre soupe et ragoût.
Pourquoi ce plat ? La mastava est une soupe épaisse du quotidien à Samarcande, consommée le matin ou en début de repas. Pour un savant comme Ulugh Beg, passant de longues nuits à l'observatoire, c'était le plat réconfortant par excellence au lever du jour, après une nuit de relevés célestes dans le froid de l'hiver centre-asiatique.
L'hiver à Samarcande est rude, et l'observatoire n'est point chauffé — seule la passion de mesurer le ciel nous réchauffe. Lorsque je redescends à l'aube, les doigts engourdis par le froid du sextant, rien ne restaure les forces comme un bol de mastava. Le bouillon gras, le riz qui a bu tout le suc de la viande, et ce katyk que l'on verse en dernier, qui donne au breuvage une aigreur qui réveille l'esprit. Un astronome qui néglige sa soupe négligera bientôt ses calculs.
Ingrédients (version d’époque)
- Agneau (poitrine ou collier) — une portion avec os (Fond de bouillon et viande)
- Riz — une mesure (Épaississant)
- Oignon — un gros (Fond aromatique)
- Carotte — une (Légume de fond)
- Navet — un (Légume de fond)
- Katyk (yaourt fermenté) — un bol (Finition acidulée)
- Cumin — une pincée (Épice)
- Coriandre fraîche — une poignée (Herbe aromatique)
- Graisse de queue de mouton — un morceau (Matière grasse)
- Sel — à convenance (Assaisonnement)
Ingrédients
- Collier ou poitrine d'agneau — 400 g (Fond et viande)
- Riz rond — 100 g (Épaississant)
- Oignon jaune — 1 gros (Fond aromatique)
- Carotte — 1 moyenne (Légume)
- Navet — 1 petit (Légume)
- Yaourt nature entier — 150 g (Finition acidulée)
- Cumin moulu — 1 c. à café (Épice)
- Coriandre fraîche — 1 bouquet (Herbe de finition)
- Huile végétale — 2 c. à soupe (Matière grasse)
- Sel et poivre noir — à goût (Assaisonnement)
- Eau — 1,5 litre (Bouillon)
Préparation
- Couper l'agneau en morceaux moyens, l'oignon en dés, la carotte et le navet en petits cubes.
- Chauffer l'huile dans une marmite, faire revenir l'oignon jusqu'à ce qu'il soit translucide, puis ajouter les morceaux d'agneau et les saisir légèrement.
- Ajouter la carotte et le navet, couvrir d'eau froide (1,5 litre). Porter à ébullition et écumer soigneusement.
- Saler, ajouter le cumin, baisser le feu et laisser mijoter à couvert pendant 45 minutes.
- Ajouter le riz rincé et poursuivre la cuisson 20 minutes, jusqu'à ce que le riz soit bien tendre et que la soupe épaississe.
- Hors du feu, battre le yaourt avec une louche de bouillon chaud pour le tempérer, puis l'incorporer à la soupe en remuant. Ne plus faire bouillir.
- Servir dans des bols, parsemer généreusement de coriandre fraîche ciselée et d'un trait de cumin.
Comment on faisait : Les soupes épaisses au riz et au yaourt sont un pilier de l'alimentation centre-asiatique depuis l'époque pré-islamique. Le katyk (yaourt fermenté) est une constante de la cuisine sédentaire de Transoxiane. La mastava reste aujourd'hui un plat emblématique de Samarcande et de Tachkent, quasiment inchangé dans sa structure depuis des siècles.
Le twist contemporain : Servir dans un bol en céramique bleue de Richtan avec un filet d'huile de noix et quelques graines de cumin grillées en surface.
Sources : Karim Mamedov, « La Cuisine d'Asie centrale » — traditions culinaires ouzbèkes · Glenn R. Mack, Asele Surina, « Food Culture in Russia and Central Asia » (2005), Greenwood Press
Ulugh Beg · Charactorium





