La carte de Ulugh Beg
Qotirma (viande séchée épicée de voyage)
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Qâq / Qotirma (provisions de route)

Qotirma (viande séchée épicée de voyage)

ConservationReconstitution🧂 🌶️facile3h (cuisson lente)
Qâq / Qotirma (provisions de route)

Qotirma (viande séchée épicée de voyage)

Pourquoi ce plat ? Ulugh Beg effectuait des voyages entre Samarcande, Boukhara et Soltaniyeh, traversant des étendues semi-arides. Les provisions de route étaient essentielles pour les caravanes et les déplacements royaux. La qotirma — viande confite dans sa propre graisse, épicée et conservée — était le viatique idéal de la noblesse timouride en déplacement.

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Qâq / Qotirma (provisions de route)

Morceaux de mouton cuits longuement avec du cumin, de la coriandre et du sel, puis confits dans la graisse de queue fondue qui les scelle et les conserve plusieurs semaines. On les réchauffait en route dans un peu de cette même graisse, avec du pain plat. C'est la technique de conservation par excellence des nomades et voyageurs centre-asiatiques.

La route de Samarcande à Boukhara est longue, et un prince ne peut s'arrêter dans chaque caravansérail. Avant chaque voyage, mes cuisiniers préparent la qotirma : ils coupent la viande en morceaux, la font cuire avec du cumin et du sel jusqu'à ce que toute l'eau s'en soit allée, puis la scellent sous la graisse de dumba dans des jarres de terre. Ainsi conservée, elle se garde des semaines. Le soir au campement, on en tire quelques morceaux que l'on réchauffe sur les braises avec du non — un repas simple, mais qui nourrit le corps comme l'étude des astres nourrit l'esprit.
Ulugh Beg
Ingrédients
  • Mouton (épaule ou gigot)un beau morceau (Viande principale)
  • Graisse de queue de mouton (dumba)abondamment (Scellement et conservation)
  • Selgénéreusement (Conservation)
  • Cuminbonne mesure (Épice et conservateur)
  • Coriandre en grainsune poignée (Arôme)
  • Poivre longquelques grains (Piquant)
Comment on faisait : La conservation de la viande dans la graisse animale est une technique ancestrale des peuples turco-mongols et persans, mentionnée dans les sources médiévales sur la vie quotidienne en Asie centrale. La graisse de queue de mouton (dumba), riche et à point de fusion élevé, servait à la fois de matière grasse de cuisson et de conservateur naturel. Cette technique est l'équivalent centre-asiatique du confit français.
Sources : Glenn R. Mack, Asele Surina, « Food Culture in Russia and Central Asia » (2005), Greenwood Press · Paul D. Buell, Eugene N. Anderson, « A Soup for the Qan » (2010), Brill — cuisine mongole et turque médiévale

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