La carte de Vincent van Gogh
Lou grand aiòli — le plat unique provençal du vendredi ou du dimanche, où l'ail relie tous les convives

Le grand aïoli du dimanche arlésien

FestifReconstitution🧂 🍄moyen1 h

Une grande assiette commune de légumes bouillis et de morue dessalée, autour d'un mortier de cet ail pilé à l'huile d'olive — l'aïoli — éclatant comme un soleil de Provence.

Lou grand aiòli — le plat unique provençal du vendredi ou du dimanche, où l'ail relie tous les convives

Une grande assiette commune de légumes bouillis et de morue dessalée, autour d'un mortier de cet ail pilé à l'huile d'olive — l'aïoli — éclatant comme un soleil de Provence.

Ici, dans ce Midi où le soleil tombe à coups de jaune de chrome, on fait le dimanche un plat qui ressemble à mes toiles : tout tourne autour d'un astre, et cet astre est l'ail pilé dans l'huile. Tu prends une tête d'ail, tu l'écrases longuement au mortier en versant l'huile fil à fil, jusqu'à ce que la sauce monte, dorée et ferme comme un empâtement. Autour, on dispose les légumes du jardin bouillis et la morue dessalée, et chacun se sert. C'est pauvre et c'est royal à la fois — comme un champ de tournesols.
Vincent van Gogh
Ingrédients
  • Ail nouveauune tête entière (signature, base de la sauce)
  • Huile d'olive de Provenceun bol (liant de l'aïoli)
  • Jaune d'œufun (émulsion)
  • Morue salée dessaléeun morceau par convive (protéine)
  • Légumes du potager (carottes, haricots verts, pommes de terre)selon les convives (garniture bouillie)
  • Œufs dursun par personne (garniture)
Comment on faisait : L'aïoli est le plat-totem de la Provence du XIXe siècle, mangé les jours maigres (vendredi) et les fêtes de village. On pilait l'ail au mortier de marbre ; l'huile d'olive locale et la morue séchée venue par les ports complétaient un repas à la fois maigre et généreux.

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