La carte de Claude Debussy
Huîtres de Marennes au citron et au pain de seigle beurré
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Hors-d'œuvre froid (premier service du dîner)

Huîtres de Marennes au citron et au pain de seigle beurré

FestifDocumentée🧂 🍋 🍄moyen20 min
Hors-d'œuvre froid (premier service du dîner)

Huîtres de Marennes au citron et au pain de seigle beurré

Pourquoi ce plat ? Debussy avait le goût des plaisirs de la table et raffolait des huîtres et des vins fins — un mets que l'on ouvrait justement en ouverture des grands dîners parisiens, dans les brasseries et chez soi avenue du Bois-de-Boulogne.

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Hors-d'œuvre froid (premier service du dîner)

Une douzaine d'huîtres vivantes, servies sur leur lit de glace, relevées d'un trait de citron, accompagnées de fines tartines de pain de seigle beurré. L'iode pur de la mer, sans apprêt, comme une note tenue.

Voyez-vous, je tiens l'huître pour le plus honnête des mets : elle ne ment pas, elle ne se déguise pas sous des sauces bavardes comme tant de plats prétentieux. À ma table, on les ouvrait à la minute, un filet de citron, du beurre frais sur le seigle, et surtout rien de plus — la mer n'a pas besoin qu'on la corrige. J'y trouvais la même chose que dans une belle harmonie : une sensation nette, fraîche, qui se passe d'explications.
Claude Debussy
Ingrédients
  • Huîtres de Marennesune douzaine par convive (le cœur du service, l'iode vivant)
  • Citronquelques quartiers (pointe d'acidité)
  • Pain de seigleà volonté (support, douceur terreuse)
  • Beurre fin de Normandieune motte (gras frais qui adoucit l'iode)
  • Glace piléeun plat (présentation et fraîcheur)
Comment on faisait : À la Belle Époque, l'huître ouvrait les dîners bourgeois et les soupers de brasserie. On les comptait à la douzaine, on les servait sur glace, et le pain de seigle beurré était l'accompagnement classique — la mignonnette à l'échalote était déjà connue.