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Café à la mode de Ferney
Pourquoi ce plat ? Voltaire est resté célèbre pour sa consommation prodigieuse de café — la légende lui prête des dizaines de tasses par jour. Boisson des Lumières par excellence, le café accompagnait ses longues nuits d'écriture et ses matinées de correspondance à Ferney. On rapporte qu'il l'aimait parfois additionné d'un peu de chocolat.
Un café noir, corsé et amer, parfois adouci d'une pointe de chocolat et de sucre — la boisson stimulante qui veillait avec le philosophe sur ses manuscrits.
On me dit que ce breuvage est un poison lent ; je le veux bien, car il y a soixante-dix ans que j'en prends et je ne suis pas encore mort. Le café est l'ami du travailleur : il dissipe les brumes de l'esprit et rend la plume légère. Je le prends noir et brûlant, et quand le cœur m'en dit, j'y mêle un peu de cette pâte de cacao qui en adoucit l'âpreté sans en ôter le feu. Buvez-en, lecteur, mais songez à ce que vous écrirez ensuite : un bon café mérite une bonne pensée.
- •Café moulu (grains du Levant) — généreusement (base)
- •Eau bouillante — ce qu'il faut (extraction)
- •Chocolat (pâte de cacao) — un petit morceau, facultatif (rondeur, douceur amère)
- •Sucre — selon le goût (douceur)
Café à la mode de Ferney
Un café noir, corsé et amer, parfois adouci d'une pointe de chocolat et de sucre — la boisson stimulante qui veillait avec le philosophe sur ses manuscrits.
Pourquoi ce plat ? Voltaire est resté célèbre pour sa consommation prodigieuse de café — la légende lui prête des dizaines de tasses par jour. Boisson des Lumières par excellence, le café accompagnait ses longues nuits d'écriture et ses matinées de correspondance à Ferney. On rapporte qu'il l'aimait parfois additionné d'un peu de chocolat.
On me dit que ce breuvage est un poison lent ; je le veux bien, car il y a soixante-dix ans que j'en prends et je ne suis pas encore mort. Le café est l'ami du travailleur : il dissipe les brumes de l'esprit et rend la plume légère. Je le prends noir et brûlant, et quand le cœur m'en dit, j'y mêle un peu de cette pâte de cacao qui en adoucit l'âpreté sans en ôter le feu. Buvez-en, lecteur, mais songez à ce que vous écrirez ensuite : un bon café mérite une bonne pensée.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu (grains du Levant) — généreusement (base)
- Eau bouillante — ce qu'il faut (extraction)
- Chocolat (pâte de cacao) — un petit morceau, facultatif (rondeur, douceur amère)
- Sucre — selon le goût (douceur)
Ingrédients
- Café fraîchement moulu (torréfaction soutenue) — 2 c. à soupe bombées (base)
- Eau frémissante (90-95 °C) — 25 cl (extraction)
- Chocolat noir 70 % — 1 petit carré (facultatif) (rondeur)
- Sucre de canne — au goût (douceur)
Préparation
- Faire chauffer l'eau jusqu'au frémissement, sans la faire bouillir à gros bouillons.
- Verser l'eau sur le café moulu (cafetière à piston, filtre, ou à l'ancienne par infusion puis décantation).
- Laisser infuser 4 minutes, puis filtrer ou laisser reposer pour que le marc tombe au fond.
- Pour la version « chocolatée », faire fondre le carré de chocolat dans la tasse chaude avant d'y verser le café et remuer.
- Sucrer à discrétion et servir très chaud dans une petite tasse.
Comment on faisait : Le café conquiert les salons parisiens dès la fin du XVIIe siècle (le Procope ouvre en 1686). Au XVIIIe, il devient la boisson des philosophes et des cafés littéraires, hauts lieux de débat des Lumières. On le préparait par infusion ou décoction, le café filtre moderne n'apparaissant qu'au début du XIXe siècle.
Le twist contemporain : Une version « moka des Lumières » : café serré, copeaux de chocolat noir et un voile de mousse de lait, servi avec un carré de chocolat amer.
Sources : Correspondance de Voltaire (témoignages sur sa consommation de café) · Wolfgang Schivelbusch, Histoire des stimulants (1980)
Voltaire · Charactorium





