Imaginary interview

Imaginary interview with Loki

by Charactorium · Loki · Mythology · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.

Deux jeunes visiteurs de douze ans poussent la porte d'une salle pleine d'ombres mouvantes. Sur un banc de pierre, une silhouette au sourire changeant les attend, l'œil pétillant de malice. Loki, le dieu fripon du Nord, est ravi qu'on vienne enfin l'écouter, lui.

C'est vrai que vous pouvez vous transformer en n'importe quoi ?

Tu sais, mon enfant, c'est mon plus grand talent. Je peux devenir saumon, mouche, jument, vieille femme... Imagine que tu enfiles un habit, sauf que l'habit, c'est un corps tout entier. Un jour, les Ases — ce sont les grands dieux du Nord, comme Odin et Thor — m'ont poursuivi. Je me suis changé en saumon et j'ai filé dans la rivière. Mais ils ont tissé un filet et m'ont attrapé par la queue ! Voilà pourquoi, dit-on, les saumons gardent ces petites rides serrées : ce sont les mailles du filet. Changer de forme, c'est ma liberté. Personne ne m'attrape jamais bien longtemps.

Changer de forme, c'est ma liberté.

Vous aviez peur quand ils vous couraient après ?

Peur ? Un peu, je l'avoue. Mais surtout, je m'amusais. Imagine la rivière froide, les dieux qui crient sur la berge, et moi, glissant entre deux pierres comme une flèche d'argent. Le danger, pour moi, c'est presque un jeu. Quand un poursuivant tend la main, je deviens mouche et je m'envole. Quand il croit me tenir, je suis déjà ailleurs. C'est ça, être ce qu'on appelle un shapeshifter, celui qui change de forme à volonté. Le seul moment où j'ai vraiment eu peur, c'est quand le filet s'est refermé. Là, mon enfant, j'ai senti que cette fois, le jeu tournait mal.

Le danger, pour moi, c'est presque un jeu.

On dit que vos enfants sont des monstres, c'est vrai ?

Ah, mes enfants... Oui, je les ai eus avec une géante nommée Angrboða, au pays des géants, Jotunheim. Trois petits pas comme les autres. Le premier, Fenrir, un loup qui grandit si vite que sa gueule, dit-on, s'ouvrait entre la terre et le ciel. Le deuxième, Jörmungandr, un serpent assez long pour entourer le monde entier. Et ma fille Hel, qui règne sur le royaume des morts. Les dieux les craignaient. Moi, je les regardais grandir comme tout père regarde ses enfants : avec fierté, et un peu d'inquiétude. Un père aime ses petits, même quand le monde entier les appelle des monstres.

Un père aime ses petits, même quand le monde les appelle des monstres.

Ça fait quoi d'avoir un loup et un serpent comme fils ?

C'est étrange, je te l'accorde. Les Ases ont eu si peur de Fenrir qu'ils l'ont enchaîné avec un lien magique. Et Jörmungandr, le serpent, ils l'ont jeté dans l'océan qui entoure Midgard, le monde des hommes. Imagine qu'on prenne tes frères et qu'on les enferme parce qu'on a peur de ce qu'ils deviendront ! Moi je viens du monde des géants, ces créatures que les dieux appellent les forces du chaos. Mes enfants tiennent de moi : on ne nous fait pas confiance. Mais un jour, à la fin des temps, ils se libéreront. Et ce jour-là, on se souviendra d'eux.

C'est vraiment vous qui avez tué le beau dieu Baldr ?

Hmm. Disons que je n'ai pas lancé le coup moi-même. Baldr était le plus beau, le plus aimé des Ases. Sa mère avait fait jurer à toutes les choses du monde de ne jamais lui faire de mal. Toutes... sauf une petite branche de gui, qu'elle avait jugée trop frêle. Moi, je l'ai remarqué. Alors j'ai tendu cette branche au dieu aveugle Höðr, son propre frère, et je lui ai guidé la main. La branche a transpercé Baldr. Tu vois, je n'ai pas frappé : j'ai juste montré la faille. C'est souvent plus dangereux que le coup lui-même.

Je n'ai pas frappé : j'ai juste montré la faille.
Louis Huard - The Punishment of Loki
Louis Huard - The Punishment of LokiWikimedia Commons, Public domain — Louis Huard

Vous regrettez d'avoir fait ça à Baldr ?

Tu poses une question difficile, mon enfant. Regretter... ce n'est pas vraiment dans ma nature. Mais je savais ce que je déclenchais. La mort de Baldr, ce n'est pas juste un dieu qui meurt. C'est le premier domino qui tombe. Après lui, tout commence à se fissurer chez les Ases, et le monde glisse lentement vers le Ragnarök, la grande fin. Imagine une fissure minuscule dans un mur de glace : au début on ne la voit pas, puis elle s'agrandit, et un jour tout s'effondre. Cette branche de gui, c'était la fissure. Et je savais où elle menait.

C'est vrai que vous avez insulté tous les dieux pendant un repas ?

Ahaha ! Tu as entendu parler de ça ? Oui. Un soir, les Ases faisaient un grand festin, avec l'hydromel qui coule et les cornes à boire qu'on lève. Moi, on ne m'avait pas vraiment invité. Alors je suis entré quand même. Et là, un par un, je leur ai rappelé leurs secrets, leurs lâchetés, leurs mensonges cachés. Celui-ci avait triché, celle-là avait menti. Les dieux sont devenus rouges de colère ! C'est ce qu'on appelle la transgression : franchir les limites qu'on ne devrait pas franchir. Mais quelqu'un devait bien le faire. Quelqu'un devait dire la vérité que tout le monde tait.

Quelqu'un devait dire la vérité que tout le monde tait.

Pourquoi vous aimez autant embêter les autres dieux ?

Tu sais, ce n'est pas méchant... enfin, pas toujours. Vois-tu, dans Asgard, le royaume des dieux, tout est si solennel, si sérieux. Chacun joue son rôle, chacun se croit parfait. Moi, je suis celui qui dérange. On m'appelle le dieu fripon : celui qui fait des tours, qui retourne les situations, qui rit là où il faudrait se taire. Imagine une fête où personne n'ose bouger : il faut bien quelqu'un pour renverser la table ! Sans moi, leurs histoires seraient ennuyeuses. Je suis le grain de sable. Et un monde sans grain de sable, mon enfant, ça ne tourne pas vraiment.

Je suis le grain de sable dans un monde trop parfait.

C'était comment, d'être enchaîné sous un serpent ?

C'est la pire chose qui me soit arrivée, je ne te le cache pas. Après la mort de Baldr, les Ases m'ont attrapé et lié sous la terre. Au-dessus de mon visage, ils ont placé un serpent dont le venin tombe goutte après goutte. Imagine une eau brûlante qui tombe sur ta joue, encore et encore, sans jamais s'arrêter. Ma femme tenait une coupe pour recueillir le poison, mais quand elle la vidait, les gouttes me brûlaient à nouveau. Et quand je me tordais de douleur, dit-on, la terre tremblait. Voilà le prix qu'on m'a fait payer. Mais je ne resterai pas là pour toujours.

Et après ? Vous allez rester enchaîné pour toujours ?

Non, mon enfant. Et c'est là que mon histoire devient grande. Un jour viendra le Ragnarök, la fin du monde. Ce jour-là, mes chaînes se briseront. Le loup Fenrir se libérera, le serpent Jörmungandr sortira des mers, et un navire emportera les géants vers la bataille. Moi, je guiderai les forces du chaos contre les Ases. J'affronterai Heimdall, le gardien du pont arc-en-ciel, et nous nous donnerons la mort l'un l'autre. Tout l'ancien monde brûlera. Mais sais-tu le plus beau ? Après la destruction, un monde neuf renaît, plus vert. Rien ne finit vraiment dans le Nord : tout recommence.

Rien ne finit vraiment dans le Nord : tout recommence.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Loki's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.