La carte de Adèle de Champagne
Venaison rôtie à la sauce cameline
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Rôt de grand mets, jour de fête

Venaison rôtie à la sauce cameline

FestifReconstitution🌶️ 🍋 🧂moyen50 min
Rôt de grand mets, jour de fête

Venaison rôtie à la sauce cameline

Pourquoi ce plat ? La venaison — chair de cerf ou de chevreuil issue des chasses royales — était le plat d'apparat par excellence des banquets capétiens. Servie à la cour d'Adèle lors des grandes occasions, elle s'accompagnait de la sauce cameline, brun-roux et parfumée à la cannelle, fierté des cuisines princières.

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Rôt de grand mets, jour de fête

Un rôti de chevreuil servi avec la fameuse sauce cameline : pain grillé, cannelle, gingembre et graines de paradis liés au vinaigre et au verjus. L'acidité épicée tranche la richesse du gibier — c'est le grand goût des fêtes médiévales.

Voici le rôt qui honore une fête, et nulle reine ne saurait recevoir sans gibier de ses forêts. La chair, je la veux saisie devant la flamme, dorée au dehors et rosée au dedans. Mais c'est la sauce cameline qui fait la noblesse du mets : du pain hâlé sur la braise, broyé avec cannelle, gingembre et graine de paradis, détrempé de vinaigre et de verjus. Elle doit piquer et embaumer tout ensemble, brune comme la robe d'un cerf. Trempez-y votre viande, et vous goûterez ce que goûte une table de roi.
Adèle de Champagne
Ingrédients
  • Cuissot de cerf ou chevreuilune pièce (chair de fête)
  • Pain grillé sur la braisedeux tranches (base de la sauce)
  • Cannelleun bâton broyé (épice signature)
  • Graines de paradisune pincée (piquant aromatique)
  • Gingembreune pincée (épice chaude)
  • Vinaigre et verjusà parts égales (acidité liante)
Comment on faisait : La sauce cameline (du latin pour sa couleur « chamelle », brun fauve) est l'une des sauces les plus célèbres du Moyen Âge, présente dans toute l'Europe. Elle ne contient ni matière grasse ni cuisson : c'est une émulsion froide de pain grillé, d'épices et d'acide, à mi-chemin de nos chutneys. Le gibier, réservé à la noblesse par le droit de chasse, en était l'accompagnement de prestige.
Sources : Le Viandier de Taillevent · Le Ménagier de Paris (1393), recettes de sauces médiévales · Bruno Laurioux, Une histoire culinaire du Moyen Âge, Honoré Champion, 2005

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