La carte de Chen-Ning Yang
Poisson mandarin légèrement fermenté de l'Anhui (臭鳜鱼, chòu guìyú)
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Grand plat de poisson (硬菜 yìngcài) d'un fàn-cài de fête, posé au centre de la table

Poisson mandarin légèrement fermenté de l'Anhui (臭鳜鱼, chòu guìyú)

FestifDocumentée🫙 🍄 🧂difficile45 min (hors fermentation optionnelle de 2-3 jours)
Grand plat de poisson (硬菜 yìngcài) d'un fàn-cài de fête, posé au centre de la table

Poisson mandarin légèrement fermenté de l'Anhui (臭鳜鱼, chòu guìyú)

Pourquoi ce plat ? Spécialité emblématique de l'Anhui, la province natale de Yang (Hefei). Ce poisson de rivière légèrement fermenté est LE plat des grandes tablées familiales de Huizhou — un goût de pays qu'on sert quand les générations se réunissent.

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Grand plat de poisson (硬菜 yìngcài) d'un fàn-cài de fête, posé au centre de la table

Poisson d'eau douce à chair ferme, salé et laissé fermenter quelques jours pour développer un parfum puissant et une texture presque feuilletée, puis braisé lentement avec porc, gingembre et sauce de soja. Déroutant au nez, profond en bouche.

Je suis né à Hefei, au cœur de l'Anhui, et nulle part ailleurs on ne comprend ce poisson comme chez nous. Ne vous fiez pas à son odeur déconcertante : le guìyú légèrement fermenté révèle une chair ferme, presque feuilletée, d'un parfum que seul le temps sait donner. On le servait aux grandes tablées, quand toute la famille se rassemblait, braisé doucement avec un peu de porc et de gingembre. C'est un goût qui exige de la patience — et, comme toute belle théorie, il déroute d'abord avant de convaincre.
Chen-Ning Yang
Ingrédients
  • Poisson mandarin de rivière (guìyú)un poisson entier (pièce maîtresse)
  • Selgénéreusement (salaison et fermentation)
  • Porc grasquelques lamelles (rondeur, umami)
  • Gingembre, ail, cibouleà parfumer (aromates)
  • Sauce de soja, vin de rizun trait (braisage)
  • Pousses de bambouquelques-unes (garniture croquante)
Comment on faisait : Selon la tradition de Huizhou (Anhui), les marchands transportaient autrefois le poisson de rivière salé sur de longues distances ; la salaison entamait une fermentation naturelle qui, loin de gâter le poisson, devint la signature recherchée du plat. On le braisait dans des marmites de terre sur le feu, avec le porc des montagnes.
Sources : Fuchsia Dunlop, Land of Fish and Rice: Recipes from the Culinary Heart of China, Bloomsbury, 2016

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