La carte de Alain Bombard
Ce qu'on partage (la marmite commune du port)

Caudière de la Côte d'Opale

FestifReconstitution🧂 🍄moyen50 min

Une marmite généreuse de poissons de la Manche et de moules, mijotés avec poireaux et pommes de terre, liée d'un peu de crème. Le plat qu'on pose au milieu de la table et dans lequel chacun puise — la fête simple des gens de mer.

Ce qu'on partage (la marmite commune du port)

Une marmite généreuse de poissons de la Manche et de moules, mijotés avec poireaux et pommes de terre, liée d'un peu de crème. Le plat qu'on pose au milieu de la table et dans lequel chacun puise — la fête simple des gens de mer.

Quand on revient du large, croyez-moi, on ne rêve plus d'eau de mer mais d'une bonne marmite fumante. À Boulogne, mes amis pêcheurs jetaient dans le chaudron ce que le filet avait donné — congre, maquereau, quelques moules — avec le poireau et la pomme de terre du jardin. On laissait chanter le tout sur le feu, on liait d'un nuage de crème, et l'on mangeait ensemble, à grandes louches. C'est cela aussi, la mer : non pas seulement l'épreuve, mais la table qu'on partage au retour.
Alain Bombard
Ingrédients
  • Poissons de la Manche (congre, maquereau, merlan)ce que ramène le bateau (base)
  • Moules de bouchotune bonne poignée par convive (garniture iodée)
  • Poireaux et oignonsà parts égales (aromates)
  • Pommes de terreselon la faim (féculent)
  • Crème et beurreà la louche (liaison)
Comment on faisait : La caudière/caudrée est la cousine boulonnaise de la bouillabaisse : une soupe de marins faite des invendus de la criée et des petits poissons, cuite à l'eau de mer autrefois, sur le bateau ou au retour. La pomme de terre, arrivée dans le Nord au XVIIIe siècle, y est depuis longtemps chez elle.