Pasta al pomodoro
Le plat le plus humble et le plus aimé de Rome : des spaghetti enrobés d'une sauce tomate mijotée à l'huile, à l'ail et au basilic, couronnés de pecorino. Rien à prouver, tout à savourer.
Le plat le plus humble et le plus aimé de Rome : des spaghetti enrobés d'une sauce tomate mijotée à l'huile, à l'ail et au basilic, couronnés de pecorino. Rien à prouver, tout à savourer.
Le régime ? Mais quelle bêtise ! Moi je mange comme une Romaine, tu m'entends, avec les mains qui sentent encore l'ail. Tu fais chanter ta tomate dans l'huile chaude, tu jettes une feuille de basilic du balcon, et tu râpes ton pecorino jusqu'à t'en faire mal au poignet. On ne se met pas à table pour maigrir, mon cher — on se met à table pour vivre, et pour crier un peu entre deux bouchées.
- •Spaghetti — une grosse poignée par personne (base)
- •Tomates mûres (ou conserve de pelati l'hiver) — à volonté (sauce)
- •Huile d'olive — un bon filet (matière grasse)
- •Ail — une gousse (aromate)
- •Basilic frais — quelques feuilles (parfum)
- •Pecorino romano — généreusement (signature)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Pasta al pomodoro
Le plat le plus humble et le plus aimé de Rome : des spaghetti enrobés d'une sauce tomate mijotée à l'huile, à l'ail et au basilic, couronnés de pecorino. Rien à prouver, tout à savourer.
Pourquoi ce plat ? Magnani mangeait à la romaine et revendiquait sa corpulence naturelle, loin des standards hollywoodiens : un simple plat de pâtes à la tomate, parfumé au basilic et noyé de pecorino, c'était son ordinaire de Romaine de cœur, le plaisir sans contrainte diététique.
Le régime ? Mais quelle bêtise ! Moi je mange comme une Romaine, tu m'entends, avec les mains qui sentent encore l'ail. Tu fais chanter ta tomate dans l'huile chaude, tu jettes une feuille de basilic du balcon, et tu râpes ton pecorino jusqu'à t'en faire mal au poignet. On ne se met pas à table pour maigrir, mon cher — on se met à table pour vivre, et pour crier un peu entre deux bouchées.
Ingrédients (version d’époque)
- Spaghetti — une grosse poignée par personne (base)
- Tomates mûres (ou conserve de pelati l'hiver) — à volonté (sauce)
- Huile d'olive — un bon filet (matière grasse)
- Ail — une gousse (aromate)
- Basilic frais — quelques feuilles (parfum)
- Pecorino romano — généreusement (signature)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Spaghetti — 320 g (base)
- Tomates pelées (pelati) — 400 g (sauce)
- Huile d'olive extra-vierge — 3 c. à soupe (matière grasse)
- Ail — 1 gousse (aromate)
- Basilic frais — 6-8 feuilles (parfum)
- Pecorino romano râpé — 60 g (signature)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Faire blondir l'ail dans l'huile d'olive à feu doux, sans le brûler.
- Ajouter les tomates pelées écrasées, saler, laisser mijoter 15-20 min jusqu'à épaississement.
- Cuire les spaghetti al dente dans une grande eau salée.
- Égoutter en gardant un peu d'eau de cuisson, mêler les pâtes à la sauce avec une louche d'eau.
- Hors du feu, ajouter le basilic déchiré et une partie du pecorino, mélanger.
- Servir brûlant, couvert du reste de pecorino.
Comment on faisait : Dans la Rome populaire d'après-guerre, la pasta al pomodoro était le plat de tous les jours : peu coûteux, rassasiant, fait de produits du marché et d'une conserve de tomates pour l'hiver. Le pecorino romano, fromage de brebis du Latium, remplaçait avantageusement le parmesan plus cher.
Le twist contemporain : Une cuillère d'eau de cuisson fouettée hors du feu avec le pecorino crée une émulsion soyeuse qui nappe chaque brin — la technique 'mantecatura' des trattorias.
Anna Magnani · Charactorium