La carte de Alla Pougatcheva
Pervoïe blioudo (le « premier » — la soupe chaude du repas)

Bortsch à la betterave et sa cuillère de smetana

QuotidienDocumentée🍋 🧂moyen2 h

Une soupe rouge profonde à la betterave, au chou et à la viande, relevée d'une pointe acidulée et adoucie par la crème aigre. Le plat réconfort par excellence, qui change de couleur dès qu'on y plonge la cuillère de smetana.

Pervoïe blioudo (le « premier » — la soupe chaude du repas)

Une soupe rouge profonde à la betterave, au chou et à la viande, relevée d'une pointe acidulée et adoucie par la crème aigre. Le plat réconfort par excellence, qui change de couleur dès qu'on y plonge la cuillère de smetana.

Ah, le bortsch ! Chez nous, on ne demandait pas ce qu'il y avait à manger, on demandait seulement si la marmite était assez grande. Tu prends ta betterave, ta pomme de terre, ton chou — ce qu'il y a, mon chéri, ce qu'il y a — et tu laisses mijoter pendant que la vie passe. Le secret, ma mère me le répétait : une larme de vinaigre pour que le rouge tienne, et surtout, surtout, n'oublie jamais la cuillère de smetana au dernier moment. On était pauvres en tout, mais riches en aneth, je te le jure.
Alla Pougatcheva
Ingrédients
  • Betteravesquelques-unes (couleur et douceur terreuse)
  • Chou blancun quart de tête (volume et tenue)
  • Pommes de terredeux ou trois (féculent rassasiant)
  • Viande de bœuf à bouillir (ou os à moelle)un morceau (bouillon)
  • Oignon et carotteun de chaque (base aromatique)
  • Vinaigreun trait (acidité, fixe la couleur)
  • Aneth fraisune botte (fraîcheur de finition)
  • Smetana (crème aigre)un bol (liant, douceur)
Comment on faisait : Dans les appartements communautaires (kommunalki) et les cantines d'État, le bortsch mijotait pendant des heures sur les fourneaux partagés. On y mettait ce qu'on avait : os à moelle les bons jours, simple os et légumes les autres. La betterave, robuste et stockable en cave tout l'hiver, en faisait un plat disponible même hors saison.

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