La carte de Boris Eltsine
Pervoïé blioudo (le premier plat : la soupe-socle)

Bortsch à la crème aigre

QuotidienDocumentée🍋 🧂moyen2 h 30

Soupe écarlate à la betterave, au chou et à la viande, longuement mijotée, servie avec une rasade de crème aigre qui marbre le rouge de blanc. Acidulée, réconfortante, c'est le cœur battant de la cuisine slave.

Pervoïé blioudo (le premier plat : la soupe-socle)

Soupe écarlate à la betterave, au chou et à la viande, longuement mijotée, servie avec une rasade de crème aigre qui marbre le rouge de blanc. Acidulée, réconfortante, c'est le cœur battant de la cuisine slave.

Le bortsch, mon ami, c'est la soupe du peuple, et moi je suis un homme du peuple. Ma mère le faisait mijoter des heures sur le poêle, la betterave teintait tout en rouge, et l'odeur emplissait toute l'izba. On ne sert jamais le bortsch nu : il faut la cuillère de smetana qui fond dedans, le pain noir à côté. Un bol de ça après une journée de gel, et tu oublies la fatigue. Voilà ce qui a nourri ce pays, pas les discours.
Boris Eltsine
Ingrédients
  • Betteravesplusieurs (couleur et douceur acidulée)
  • Chouun demi (corps de la soupe)
  • Poitrine de bœufun beau morceau (bouillon et viande)
  • Oignon, carotte, racine de persilselon le jardin (fond aromatique)
  • Pommes de terrequelques-unes (consistance)
  • Vinaigre ou jus de betterave fermentéun trait (acidité)
  • Crème aigre, anethpour servir (finition)
Comment on faisait : Le bortsch traditionnel tirait son acidité non de la tomate (arrivée tard) mais d'un kvas de betterave fermenté maison ou de simple vinaigre. Chaque famille avait sa version, plus ou moins riche en viande selon les moyens. On le préparait en grande marmite pour plusieurs jours.