retournerTchaï du samovar et sa confiture de fruits rouges (varenye)
Tchaï du samovar et sa confiture de fruits rouges (varenye)
Pourquoi ce plat ? Le thé au samovar est le cœur de l'hospitalité russe : on s'attarde des heures autour de la table à parler, à chanter. Pour une chanteuse adulée recevant amis et artistes, c'est le moment où la fête se prolonge en confidences, une cuillère de confiture maison fondant dans le verre brûlant.
Un thé noir corsé tiré du samovar, adouci non par du sucre mais par une cuillère de varenye, la confiture russe peu prise et tout en fruits, qu'on déguste à part ou fondue dans le verre.
Quand le concert est fini et que la nuit nous appartient, mon chéri, on ne se quitte pas comme ça — on met le samovar à chauffer ! Le thé bien noir, presque encre, et chacun le coupe d'eau chaude à sa façon. Pas de sucre chez moi : une bonne cuillère de varenye, ma confiture de groseilles à peine prise, qu'on laisse fondre ou qu'on suce à la cuillère entre deux gorgées. C'est là, autour du samovar, qu'on a chanté nos plus belles chansons, celles que personne n'a jamais enregistrées.
- •Thé noir en feuilles — pour une zavarka (concentré) (base du thé)
- •Eau du samovar — à volonté (dilution)
- •Groseilles, framboises ou cerises — une cueillette (confiture)
- •Sucre — à parts mesurées avec les fruits (conservation, douceur)
- •Tranche de citron — optionnelle (acidité (thé « à la russe »))
Tchaï du samovar et sa confiture de fruits rouges (varenye)
Un thé noir corsé tiré du samovar, adouci non par du sucre mais par une cuillère de varenye, la confiture russe peu prise et tout en fruits, qu'on déguste à part ou fondue dans le verre.
Pourquoi ce plat ? Le thé au samovar est le cœur de l'hospitalité russe : on s'attarde des heures autour de la table à parler, à chanter. Pour une chanteuse adulée recevant amis et artistes, c'est le moment où la fête se prolonge en confidences, une cuillère de confiture maison fondant dans le verre brûlant.
Quand le concert est fini et que la nuit nous appartient, mon chéri, on ne se quitte pas comme ça — on met le samovar à chauffer ! Le thé bien noir, presque encre, et chacun le coupe d'eau chaude à sa façon. Pas de sucre chez moi : une bonne cuillère de varenye, ma confiture de groseilles à peine prise, qu'on laisse fondre ou qu'on suce à la cuillère entre deux gorgées. C'est là, autour du samovar, qu'on a chanté nos plus belles chansons, celles que personne n'a jamais enregistrées.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir en feuilles — pour une zavarka (concentré) (base du thé)
- Eau du samovar — à volonté (dilution)
- Groseilles, framboises ou cerises — une cueillette (confiture)
- Sucre — à parts mesurées avec les fruits (conservation, douceur)
- Tranche de citron — optionnelle (acidité (thé « à la russe »))
Ingrédients
- Thé noir en vrac — 2 c. à c. par tasse de zavarka (concentré)
- Eau frémissante — selon le goût (dilution)
- Fruits rouges (groseilles, framboises ou cerises) — 500 g (confiture)
- Sucre — 350 g (varenye)
- Jus de citron — 1 c. à s. (équilibre et prise légère)
Préparation
- Préparer le varenye : cuire doucement les fruits avec le sucre et le jus de citron 20 à 30 min, sans trop les défaire — le varenye doit rester sirupeux et fruité, moins pris qu'une confiture classique. Mettre en pot.
- Préparer la zavarka : infuser une grande dose de thé noir dans peu d'eau pour obtenir un concentré très foncé.
- Dans chaque verre (idéalement en porte-verre podstakannik), verser un fond de zavarka puis allonger d'eau très chaude à la concentration voulue.
- Servir le varenye à part, dans une soucoupe : on en met une cuillère dans le thé ou on le déguste à la cuillère entre deux gorgées.
- Prolonger la soirée : on resert, on rajoute de l'eau chaude, on reste à table.
Comment on faisait : Le samovar, chauffé au charbon de bois puis à l'électricité, maintenait l'eau brûlante des heures durant. On ne buvait jamais le thé pur de la théière mais un fond de concentré (zavarka) allongé d'eau du samovar, chacun réglant sa force. Le varenye, moins sucré et moins pris que la confiture occidentale, se mangeait traditionnellement à la cuillère « avec » le thé plutôt que dedans.
Le twist contemporain : Présentez le varenye dans une petite verrine glacée à côté du thé fumant : le contraste chaud-froid d'un final de dîner élégant.
Alla Pougatcheva · Charactorium





