La carte de Amina
Condiment de garde (l'assala rouge qui accompagne toute la maïda)

Harissa maison

ConservationDocumentée🌶️ 🧂facile1 h (dont trempage)

Une purée de piments rouges séchés réhydratés, broyée avec ail, carvi, coriandre et sel, liée à l'huile d'olive. Piquante, parfumée, elle se garde au frais sous une couche d'huile.

Condiment de garde (l'assala rouge qui accompagne toute la maïda)

Une purée de piments rouges séchés réhydratés, broyée avec ail, carvi, coriandre et sel, liée à l'huile d'olive. Piquante, parfumée, elle se garde au frais sous une couche d'huile.

La harissa, c'est notre or rouge — on en fait un grand bocal et il ne quitte jamais le frigo. On fait tremper les piments séchés, on les broie avec l'ail, le carvi et la coriandre dans le mortier de pierre jusqu'à obtenir une pâte lisse, et on couvre d'huile d'olive pour qu'elle se garde. Ma mère m'a appris à toujours lisser la surface et à remettre de l'huile après chaque cuillère, sinon elle tourne. Une pointe dans le couscous, un trait sur la brik : sans elle, un plat tunisien n'a pas d'âme.
Amina
Ingrédients
  • Piments rouges séchésune grosse poignée (base)
  • Ailune tête (aromatique)
  • Carviune cuillerée (épice signature)
  • Graines de coriandreune cuillerée (épice)
  • Selà convenance (assaisonnement et conservation)
  • Huile d'olivepour couvrir (liant et protection)
Comment on faisait : Traditionnellement broyée au mortier (mehraz) puis conservée en jarre sous huile, la harissa permettait de garder le piquant des piments d'une récolte à l'autre. Selon les régions, on l'aromatise de tomate séchée, de menthe ou d'eau de fleur ; le carvi reste la note tunisienne distinctive.
Sources : Mohamed Kouki, La cuisine tunisienne d'Ommok Sannafa · Paula Wolfert, The Food of Morocco (techniques maghrébines de condiments)