La carte de Amy Winehouse
Soupe de poule aux kneidlach (boulettes de matza)
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Le bol du vendredi soir (Shabbat) — aussi « pénicilline juive » qu'on ressort dès que quelqu'un tousse

Soupe de poule aux kneidlach (boulettes de matza)

RemèdeDocumentée🧂 🍄moyen3 h
Le bol du vendredi soir (Shabbat) — aussi « pénicilline juive » qu'on ressort dès que quelqu'un tousse

Soupe de poule aux kneidlach (boulettes de matza)

Pourquoi ce plat ? Amy revendiquait son héritage juif et la cuisine de son enfance à Southgate. La soupe de poule dorée aux boulettes de matza est LE plat-doudou des familles juives ashkénazes de Londres : celui de la grand-mère, du vendredi soir, et celui qu'on réclame quand on est patraque — un réconfort qui collait bien à sa fragilité.

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Le bol du vendredi soir (Shabbat) — aussi « pénicilline juive » qu'on ressort dès que quelqu'un tousse

Un bouillon de poule clair et doré, mijoté des heures avec carotte, céleri et oignon, dans lequel flottent des boulettes moelleuses faites de farine de matza et d'œufs. Simple, salé, profondément réconfortant.

Bon, écoute : quand t'es nase, que t'as la voix en vrac avant un concert ou juste le moral à zéro, y'a qu'un truc qui marche. Le bouillon de poule de ma grand-mère Cynthia. Tu laisses la poule barboter des heures avec les carottes et le céleri jusqu'à ce que la cuisine sente comme chez elle, et tu balances tes kneidlach dedans — faut pas trop les tripoter, sinon ils deviennent durs comme des cailloux. Moi j'aime quand ils sont moelleux et qu'ils boivent tout le bouillon. C'est pas chic, c'est pas glamour, mais ça, mon pote, ça répare un cœur cassé mieux que n'importe quoi.
Amy Winehouse
Ingrédients
  • Poule entière (avec sa graisse)1 belle poule (base du bouillon)
  • Carottesquelques-unes (douceur et couleur)
  • Céleri-branche et oignonune botte / 2 oignons (aromates)
  • Farine de matza (matzo meal)un bol (boulettes)
  • Œufsquelques-uns (lier les boulettes)
  • Schmaltz (graisse de poule fondue)une cuillerée (moelleux des boulettes)
  • Sel, poivre, persilà goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Les boulettes de matza descendent du pain azyme de Pâque (Pessah), où le levain est interdit : on broie la matza pour en faire une farine et la transformer en boulettes. La soupe de poule, elle, est devenue le remède juif universel — surnommée affectueusement « Jewish penicillin » dans les diasporas d'Europe de l'Est puis de Londres et New York.
Sources : Claudia Roden, The Book of Jewish Food (1996) · Evelyn Rose, The New Complete International Jewish Cookbook

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