Lavāshak (cuir de fruits acidulé)
Une fine feuille séchée de purée de fruits (prune, abricot, pomme ou grenade), acidulée et souple, qu'on déchire et qu'on grignote. Le bonbon naturel de l'enfance iranienne.
Une fine feuille séchée de purée de fruits (prune, abricot, pomme ou grenade), acidulée et souple, qu'on déchire et qu'on grignote. Le bonbon naturel de l'enfance iranienne.
Quand j'étais petite à Mashhad, le lavashak, c'était le trésor de nos poches : une fine peau de fruit séchée au soleil sur les terrasses, acide à faire frissonner, qu'on s'échangeait à l'école comme une monnaie. Devenue ingénieure, je n'ai jamais cessé d'y voir un petit chef-d'œuvre : zéro gaspillage, zéro conservateur, ça ne pèse rien et ça se garde des mois. Quand on prépare un long voyage — vers l'autre bout du monde ou vers l'orbite terrestre — on apprend vite que les meilleures provisions sont les plus simples. J'en aurais bien collé un bout sur mon hublot, juste pour le plaisir.
- •Prunes acides ou abricots bien mûrs — une grande quantité (base)
- •Jus de grenade ou de citron — un filet (acidité et conservation)
- •Sel — une pincée (rehausseur)
- •Sucre — un peu, si les fruits sont trop acides (équilibre (optionnel))
Lavāshak (cuir de fruits acidulé)
Une fine feuille séchée de purée de fruits (prune, abricot, pomme ou grenade), acidulée et souple, qu'on déchire et qu'on grignote. Le bonbon naturel de l'enfance iranienne.
Pourquoi ce plat ? Le lavashak est la friandise iranienne par excellence qu'on glisse dans une valise — légère, non périssable, intensément parfumée. C'est exactement le profil d'un aliment « approuvé par les nutritionnistes » qu'Anousheh Ansari pouvait emporter dans l'espace : un morceau d'Iran qui tient dans la poche, sans risque ni encombrement.
Quand j'étais petite à Mashhad, le lavashak, c'était le trésor de nos poches : une fine peau de fruit séchée au soleil sur les terrasses, acide à faire frissonner, qu'on s'échangeait à l'école comme une monnaie. Devenue ingénieure, je n'ai jamais cessé d'y voir un petit chef-d'œuvre : zéro gaspillage, zéro conservateur, ça ne pèse rien et ça se garde des mois. Quand on prépare un long voyage — vers l'autre bout du monde ou vers l'orbite terrestre — on apprend vite que les meilleures provisions sont les plus simples. J'en aurais bien collé un bout sur mon hublot, juste pour le plaisir.
Ingrédients (version d’époque)
- Prunes acides ou abricots bien mûrs — une grande quantité (base)
- Jus de grenade ou de citron — un filet (acidité et conservation)
- Sel — une pincée (rehausseur)
- Sucre — un peu, si les fruits sont trop acides (équilibre (optionnel))
Ingrédients
- Prunes (ou abricots) bien mûrs — 1 kg (base)
- Jus de citron — 2 c. à soupe (acidité et conservation)
- Sucre — 2 à 4 c. à soupe selon l'acidité (équilibre)
- Sel — 1 pincée (rehausseur)
Préparation
- Laver, dénoyauter et faire compoter les fruits à feu doux jusqu'à ce qu'ils s'écrasent.
- Mixer en purée très lisse, ajouter jus de citron, sucre et sel, puis passer au tamis pour retirer les peaux.
- Réduire la purée à feu doux jusqu'à une consistance épaisse de coulis.
- Étaler en couche fine (2-3 mm) sur une plaque tapissée de papier sulfurisé.
- Sécher au four entrouvert à 60-70 °C pendant 6 à 10 h (ou au soleil sec une journée entière), jusqu'à ce que la feuille soit souple et ne colle plus.
- Décoller, rouler dans du papier cuisson et conserver dans une boîte hermétique.
Comment on faisait : Sécher les fruits en feuilles est une technique de conservation très ancienne en Perse, où les étés chauds et secs permettaient un séchage au soleil sur les toits. Le lavashak permettait de profiter des fruits d'été tout au long de l'hiver, bien avant les conserves modernes.
Le twist contemporain : Découpez le cuir de fruits en bandes calibrées et scellez-les sous vide façon « ration de mission » étiquetée à la main.
Anousheh Ansari · Charactorium