La carte de Antoine van Dyck
Taert de chapon aux pruneaux et épices douces
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Grande tourte d'apparat de la table de cour (taerte)

Taert de chapon aux pruneaux et épices douces

FestifReconstitution🍯 🍄 🌶️moyen1 h 30
Grande tourte d'apparat de la table de cour (taerte)

Taert de chapon aux pruneaux et épices douces

Pourquoi ce plat ? Devenu peintre officiel de Charles Ier et anobli, Van Dyck fréquentait les tables aristocratiques de Londres et de Bruxelles. La grande tourte de volaille aux fruits secs et épices coûteuses était le plat de prestige des banquets : elle disait la richesse de l'hôte autant qu'un portrait en pied disait la grandeur du modèle.

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Grande tourte d'apparat de la table de cour (taerte)

Une tourte dorée garnie de chair de chapon, de pruneaux moelleux et de raisins secs, parfumée de cannelle, muscade et macis, relevée d'un trait de verjus. Le sucré-épicé sur le salé est le grand goût des cours baroques.

Voici, Monsieur, un mets digne d'une table où l'on tire le portrait des rois. À Londres, chez les grands que je peignais, on dressait pareille tourte aux jours de fête : la chair fine du chapon, les pruneaux gonflés de leur jus, et ces poudres précieuses — cannelle, macis — qu'on n'épargnait point pour bien faire voir son rang. Un filet de verjus pour réveiller le tout, et la croûte dorée comme l'or de la chaîne que Sa Majesté me pendit au col. On la sert entière, qu'elle fasse son effet avant qu'on l'entame.
Antoine van Dyck
Ingrédients
  • Chapon (chair désossée)un beau chapon (viande noble)
  • Pruneauxune poignée (fruit moelleux)
  • Raisins secsune poignée (douceur)
  • Cannelle, muscade, macis, gingembreépices fines (parfum de cour)
  • Verjusun trait (acidité fine)
  • Beurregénéreux (richesse)
  • Sucreune pincée (sucré-salé)
  • Pâte de farine, beurre, œufspour le pâté (croûte)
Comment on faisait : Les grandes tourtes de volaille mêlant fruits secs, sucre et épices d'Orient (cannelle, macis, gingembre) sont caractéristiques de la cuisine d'apparat européenne du XVIe-XVIIe siècle. Le verjus, jus de raisin vert, servait d'acidulant noble avant l'usage courant du citron. Les épices, importées à grand prix, signalaient le statut de l'hôte.
Sources : Bartolomeo Scappi, Opera (1570) · Een notabel boecxken van cokeryen (vers 1514) · Tradition européenne des tourtes sucrées-salées de banquet

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