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Spaghetti à la sauce tomate des années romaines
Pourquoi ce plat ? Petit-fils d'immigrés italiens (les Piazzolla venaient des Pouilles), Astor adopta volontiers les pâtes et l'espresso durant ses longues années à Rome dans les années 1970. La cuisine italienne était à la fois un héritage familial et le quotidien de son exil européen.
Des spaghetti nappés d'une sauce tomate longuement mijotée à l'ail et au basilic, simple et franche, comme on la fait dans les Pouilles dont sa famille était originaire. Le plat d'un Argentin profondément italien.
On me prend pour un pur Argentin, mais le sang qui coule en moi vient des Pouilles, du côté de Trani. À Rome, dans mon appartement, je revenais aux pâtes comme on revient à une mélodie d'enfance. Rien de compliqué, che : de l'ail dans la bonne huile, la tomate qui mijote tranquille, le basilic déchiré à la fin et jamais coupé au couteau. Et l'espresso après, serré, debout au comptoir comme un vrai romain. La musique et la sauce, c'est pareil : ça demande du temps et de l'amour, pas des chichis.
- •Spaghetti — une botte (base)
- •Tomates mûres ou conserve — abondant (sauce)
- •Ail — quelques gousses (aromate)
- •Huile d'olive — généreuse (matière grasse)
- •Basilic frais — un bouquet (parfum final)
Spaghetti à la sauce tomate des années romaines
Des spaghetti nappés d'une sauce tomate longuement mijotée à l'ail et au basilic, simple et franche, comme on la fait dans les Pouilles dont sa famille était originaire. Le plat d'un Argentin profondément italien.
Pourquoi ce plat ? Petit-fils d'immigrés italiens (les Piazzolla venaient des Pouilles), Astor adopta volontiers les pâtes et l'espresso durant ses longues années à Rome dans les années 1970. La cuisine italienne était à la fois un héritage familial et le quotidien de son exil européen.
On me prend pour un pur Argentin, mais le sang qui coule en moi vient des Pouilles, du côté de Trani. À Rome, dans mon appartement, je revenais aux pâtes comme on revient à une mélodie d'enfance. Rien de compliqué, che : de l'ail dans la bonne huile, la tomate qui mijote tranquille, le basilic déchiré à la fin et jamais coupé au couteau. Et l'espresso après, serré, debout au comptoir comme un vrai romain. La musique et la sauce, c'est pareil : ça demande du temps et de l'amour, pas des chichis.
Ingrédients (version d’époque)
- Spaghetti — une botte (base)
- Tomates mûres ou conserve — abondant (sauce)
- Ail — quelques gousses (aromate)
- Huile d'olive — généreuse (matière grasse)
- Basilic frais — un bouquet (parfum final)
Ingrédients
- Spaghetti — 400 g (base)
- Tomates pelées en conserve (ou fraîches mûres) — 800 g (sauce)
- Gousses d'ail — 3 (aromate)
- Huile d'olive — 4 c. à soupe (matière grasse)
- Basilic frais — une poignée (parfum)
- Parmesan ou pecorino râpé — au goût (finition)
Préparation
- Faites blondir l'ail dans l'huile d'olive à feu doux, sans le brûler.
- Ajoutez les tomates écrasées, salez, et laissez mijoter 25-30 min à découvert jusqu'à épaississement.
- Cuisez les spaghetti al dente dans l'eau salée.
- Égouttez, mêlez à la sauce hors du feu avec un peu d'eau de cuisson pour lier.
- Déchirez le basilic par-dessus, parsemez de fromage râpé, servez aussitôt.
Comment on faisait : L'immigration italienne massive en Argentine (fin XIXe-début XXe) a fait des pâtes un pilier de la table de Buenos Aires : les ñoquis du 29 du mois, les tallarines du dimanche. La tomate, venue des Amériques mais adoptée en Italie au XVIIIe siècle, était parfaitement banale à l'époque de Piazzolla — aucun anachronisme ici.
Le twist contemporain : Servez dans une assiette blanche profonde et terminez d'un filet d'huile d'olive crue, façon trattoria romaine, avec un espresso serré en accompagnement.
Astor Piazzolla · Charactorium





