Dulcia domestica — dattes de Palmyre fourrées et glacées au miel
Des dattes dénoyautées, farcies de fruits à coque et de poivre, roulées dans le sel puis confites dans le miel chaud. Une douceur d'Apicius typique des secundae mensae, où le sucré du miel rencontre le piquant du poivre — le goût romain dans toute sa surprenante audace.
Des dattes dénoyautées, farcies de fruits à coque et de poivre, roulées dans le sel puis confites dans le miel chaud. Une douceur d'Apicius typique des secundae mensae, où le sucré du miel rencontre le piquant du poivre — le goût romain dans toute sa surprenante audace.
J'ai ramené Palmyre dans le giron de Rome, et avec elle ces dattes dorées que portaient ses caravanes. Le jour de mon triomphe, on les a servies fourrées de noix et glacées de miel chaud. Ne t'étonne pas du grain de poivre caché dedans ni de la pincée de sel : c'est ainsi que nous, Romains, aimons que le sucré morde un peu. Mords-en une et songe que tu goûtes l'Orient soumis — le monde que j'ai rendu à son unité tient dans cette bouchée.
- •Dattes (de Palmyre ou de Jéricho) — une coupe (fruit-écrin)
- •Pignons de pin et noix concassés — une poignée (farce)
- •Poivre noir — quelques grains (contraste piquant)
- •Sel — une pincée (roulage et contraste)
- •Miel — ce qu'il faut (confisage)
Dulcia domestica — dattes de Palmyre fourrées et glacées au miel
Des dattes dénoyautées, farcies de fruits à coque et de poivre, roulées dans le sel puis confites dans le miel chaud. Une douceur d'Apicius typique des secundae mensae, où le sucré du miel rencontre le piquant du poivre — le goût romain dans toute sa surprenante audace.
Pourquoi ce plat ? En 272-273, Aurélien soumet Palmyre et abat la reine Zénobie — l'oasis des caravanes, célèbre pour ses dattes. Ces fruits d'Orient figuraient au banquet de son triomphe à Rome. Servir des dattes au miel, c'est goûter littéralement le butin de sa plus grande victoire.
J'ai ramené Palmyre dans le giron de Rome, et avec elle ces dattes dorées que portaient ses caravanes. Le jour de mon triomphe, on les a servies fourrées de noix et glacées de miel chaud. Ne t'étonne pas du grain de poivre caché dedans ni de la pincée de sel : c'est ainsi que nous, Romains, aimons que le sucré morde un peu. Mords-en une et songe que tu goûtes l'Orient soumis — le monde que j'ai rendu à son unité tient dans cette bouchée.
Ingrédients (version d’époque)
- Dattes (de Palmyre ou de Jéricho) — une coupe (fruit-écrin)
- Pignons de pin et noix concassés — une poignée (farce)
- Poivre noir — quelques grains (contraste piquant)
- Sel — une pincée (roulage et contraste)
- Miel — ce qu'il faut (confisage)
Ingrédients
- Grosses dattes Medjool — 12 pièces (fruit-écrin)
- Pignons de pin et cerneaux de noix hachés — 60 g (farce)
- Poivre noir fraîchement moulu — 1/4 c. à café (contraste)
- Sel fin — 1 pincée (roulage)
- Miel liquide — 4 cuillères à soupe (confisage)
Préparation
- Dénoyautez les dattes en les fendant sur un côté, sans les séparer en deux.
- Mélangez les pignons et noix hachés avec le poivre moulu, et garnissez chaque datte de cette farce.
- Roulez très brièvement les dattes farcies dans une pincée de sel.
- Faites chauffer doucement le miel dans une petite poêle.
- Déposez les dattes et laissez-les confire 2 à 3 minutes en les retournant, jusqu'à ce qu'elles soient brillantes et nappées.
- Servez tièdes, avec un peu du miel de cuisson par-dessus.
Comment on faisait : La recette est presque mot pour mot celle d'Apicius (dulcia domestica) : dattes dénoyautées, farcies de noix ou de pignons et de poivre, salées puis frites dans le miel. Le mariage sucré-poivré-salé était la signature du goût romain raffiné, très loin de notre séparation moderne sucré/salé.
Le twist contemporain : Parsemez d'un peu de fleur de sel et de zeste d'orange : un mignardise de fin de repas qui ferait passer Apicius pour un chef étoilé.
Sources : Apicius, De re coquinaria, VII (Dulcia domestica) · Histoire Auguste, Vita Aureliani (triomphe et butin de Palmyre)
Aurélien · Charactorium
