Feijoada completa du samedi
Le grand plat communautaire brésilien : haricots noirs mijotés des heures avec un assortiment de viandes de porc salées et fumées, servis avec riz blanc, farofa, chou tranché et oranges. Un plat qui se cuisine pour beaucoup de convives et qui occupe toute la matinée.
Le grand plat communautaire brésilien : haricots noirs mijotés des heures avec un assortiment de viandes de porc salées et fumées, servis avec riz blanc, farofa, chou tranché et oranges. Un plat qui se cuisine pour beaucoup de convives et qui occupe toute la matinée.
Ai, mon amour, viens t'asseoir, on est samedi ! Chez moi la feijoada commençait la veille, parce qu'il faut laisser les haricots boire l'eau toute la nuit, tu comprends ? Le secret, mon bem, c'est la patience : tu laisses tout chanter à petit feu pendant des heures jusqu'à ce que le bouillon devienne noir et velouté. Et surtout, jamais de feijoada en solo — moi je faisais ça pour toute l'équipe, on riait, on chantait, et ça, querido, c'est ça le vrai goût du Brésil.
- •Haricots noirs (feijão preto) — un grand saladier, trempés la nuit (socle du plat)
- •Carne seca (viande de bœuf salée séchée) — un bon morceau dessalé (viande maîtresse)
- •Côtes et échine de porc salées — à volonté (viandes mijotées)
- •Paio et linguiça (saucisses fumées) — quelques pièces (fumé et gras)
- •Oignon, ail, feuille de laurier — selon le goût (aromates)
- •Oranges, chou vert, farine de manioc — pour accompagner (fraîcheur et farofa)
Feijoada completa du samedi
Le grand plat communautaire brésilien : haricots noirs mijotés des heures avec un assortiment de viandes de porc salées et fumées, servis avec riz blanc, farofa, chou tranché et oranges. Un plat qui se cuisine pour beaucoup de convives et qui occupe toute la matinée.
Pourquoi ce plat ? Hebe adorait la feijoada complète du samedi, plat national qu'elle partageait souvent avec toute l'équipe de son émission — un rituel de convivialité paulistano qui prolongeait à table la chaleur qu'elle mettait à l'antenne.
Ai, mon amour, viens t'asseoir, on est samedi ! Chez moi la feijoada commençait la veille, parce qu'il faut laisser les haricots boire l'eau toute la nuit, tu comprends ? Le secret, mon bem, c'est la patience : tu laisses tout chanter à petit feu pendant des heures jusqu'à ce que le bouillon devienne noir et velouté. Et surtout, jamais de feijoada en solo — moi je faisais ça pour toute l'équipe, on riait, on chantait, et ça, querido, c'est ça le vrai goût du Brésil.
Ingrédients (version d’époque)
- Haricots noirs (feijão preto) — un grand saladier, trempés la nuit (socle du plat)
- Carne seca (viande de bœuf salée séchée) — un bon morceau dessalé (viande maîtresse)
- Côtes et échine de porc salées — à volonté (viandes mijotées)
- Paio et linguiça (saucisses fumées) — quelques pièces (fumé et gras)
- Oignon, ail, feuille de laurier — selon le goût (aromates)
- Oranges, chou vert, farine de manioc — pour accompagner (fraîcheur et farofa)
Ingrédients
- Haricots noirs secs — 500 g, trempés 12 h (socle du plat)
- Carne seca dessalée (ou paleron salé) — 300 g (viande maîtresse)
- Côtes de porc fumées + lard salé — 400 g au total (viandes mijotées)
- Saucisse fumée type chorizo doux ou paio — 2 saucisses (fumé et gras)
- Oignon, ail, laurier — 1 oignon, 4 gousses, 2 feuilles (aromates)
- Riz blanc, chou kale émincé, farine de manioc, 2 oranges — pour servir 6 (accompagnements)
Préparation
- La veille, faire tremper les haricots et dessaler les viandes salées dans plusieurs eaux.
- Faire bouillir brièvement les viandes salées pour ôter l'excès de sel, jeter l'eau.
- Mettre haricots et viandes les plus dures dans une grande marmite, couvrir d'eau, ajouter laurier, et mijoter 1 h 30 à couvert.
- Ajouter saucisses et viandes plus tendres, poursuivre 1 h jusqu'à ce que tout soit fondant.
- Faire un refogado : revenir oignon et ail, y écraser une louche de haricots, puis reverser dans la marmite pour lier le bouillon.
- Servir avec riz blanc, farofa (farine de manioc dorée), chou émincé sauté et quartiers d'orange.
Comment on faisait : La feijoada s'est imposée au XIXe-XXe siècle comme plat national, mijotée des heures au feu de bois dans de grandes marmites en fer. Les viandes salées et fumées servaient autant à la conservation qu'au goût ; les morceaux variaient selon ce dont on disposait.
Le twist contemporain : Servir en version individuelle dans un petit cumbuca de terre cuite, l'orange en fines lamelles posées comme un soleil sur le dessus.
Hebe Camargo · Charactorium
