La carte de Ha-Joon Chang
Doenjang jjigae — ragoût de pâte de soja fermentée
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Jjigae (ragoût mijoté au centre du bapsang)

Doenjang jjigae — ragoût de pâte de soja fermentée

QuotidienDocumentée🫙 🍄 🧂facile30 min
Jjigae (ragoût mijoté au centre du bapsang)

Doenjang jjigae — ragoût de pâte de soja fermentée

Pourquoi ce plat ? Le plat-réconfort de son enfance à Séoul dans les années 1960-70. Chang raconte volontiers que c'est la nourriture la plus banale et la plus aimée des foyers coréens : un ragoût qu'on prépare avec trois fois rien et la pâte fermentée du placard. C'est le plat qui, pour lui, prouve que la richesse d'une cuisine ne tient pas au prix des ingrédients mais au temps investi dans leur fabrication.

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Jjigae (ragoût mijoté au centre du bapsang)

Un ragoût trouble et profondément savoureux : courgette, tofu, oignon et champignons fondent dans un bouillon à la pâte de soja fermentée. Servi bouillonnant dans son pot en terre, on le partage à la cuillère, par-dessus le riz blanc.

Voyez-vous, on me demande toujours quel est le secret de la croissance économique, et je réponds : le même que celui de ce ragoût — le temps. Le doenjang que ma mère sortait du placard avait fermenté des mois, peut-être des années ; aucun marché 'efficace' ne vous donnera ce goût-là en une après-midi. On jetait dans l'eau ce qui restait — un bout de courgette, du tofu, un oignon — et cette humble pâte transformait trois fois rien en quelque chose de profond. Mon truc à moi : ne jamais faire bouillir trop fort, sinon le doenjang devient amer et boude. La patience, encore et toujours la patience.
Ha-Joon Chang
Ingrédients
  • Doenjang (pâte de soja fermentée maison)deux bonnes cuillerées (base umami et salée)
  • Courgette coréenne (aehobak)une, en demi-rondelles (légume fondant)
  • Tofu fermeun bloc, en cubes (protéine douce)
  • Oignon et oignon vertselon le placard (aromates)
  • Eau de rinçage du rizun grand bol (bouillon trouble traditionnel)
  • Anchois séchés (myeolchi)une poignée (fond de bouillon umami)
Comment on faisait : Dans la Corée d'après-guerre, le doenjang était fait maison : on faisait sécher des blocs de soja (meju) suspendus au plafond tout l'hiver, on les faisait fermenter dans la saumure des grandes jarres en terre (onggi) sur la terrasse. Le jjigae se cuisinait dans un ttukbaegi, pot en terre qui garde la chaleur longtemps après la table mise.
Sources : Ha-Joon Chang, Edible Economics: A Hungry Economist Explains the World (2022), chapitre sur l'anchois et le bouillon coréen

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