La carte de Bertolt Brecht
Kaffeestunde (la pause café germanique)

Bohnenkaffee, le carburant des nuits d'écriture

BoissonDocumentéefacile10 min

Un café filtre serré, préparé à l'allemande par infusion lente sur un filtre de papier (la méthode Melitta, née à Dresde en 1908), bu noir et amer. Pas un plaisir mais un outil : le combustible des veilles de travail.

Kaffeestunde (la pause café germanique)

Un café filtre serré, préparé à l'allemande par infusion lente sur un filtre de papier (la méthode Melitta, née à Dresde en 1908), bu noir et amer. Pas un plaisir mais un outil : le combustible des veilles de travail.

On me demande mon secret de fabrique ? Le voici : du café noir, beaucoup, et un cigare qui ne s'éteint jamais. Je n'aime pas qu'on noie l'amertume sous le lait et le sucre — un texte se travaille la tête claire et la langue qui pique. Verse l'eau lentement sur la mouture, en cercles, écoute-la goutter : c'est le temps qu'il faut à une réplique pour trouver sa coupe. Quand la nuit est longue et la scène encore fausse, c'est cette tasse amère qui me tient debout.
Bertolt Brecht
Ingrédients
  • Café en grains torréfié foncéune bonne dose (base)
  • Eau frémissanteselon le nombre de tasses (extraction)
Comment on faisait : Le filtre papier inventé par Melitta Bentz (Dresde, 1908) a révolutionné le café domestique allemand, plus clair et moins amer que le café bouilli. Sous la République de Weimar, le café était la boisson sociale des cafés littéraires berlinois où se croisaient artistes et intellectuels.

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