La carte de Blaise Pascal
Tourte de chapon aux herbes et au verjus
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Le service des entrées et du rôt

Tourte de chapon aux herbes et au verjus

FestifReconstitution🧂 🍄 🍋moyen1 h 15
Le service des entrées et du rôt

Tourte de chapon aux herbes et au verjus

Pourquoi ce plat ? Avant sa conversion, Pascal fréquente les salons mondains de Paris et de Rouen ; son père Étienne, conseiller du roi, tient une table de bonne bourgeoisie de robe. La tourte de volaille en croûte est le plat de prestige par excellence de ces réceptions du Grand Siècle.

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Le service des entrées et du rôt

Une volaille fine et des herbes enfermées dans une croûte dorée, relevées de verjus et d'un soupçon d'épices. On la sert entière au milieu de la table, croûte fendue, pour que la vapeur parfumée s'en échappe.

Du temps où je fréquentais encore le monde et ses divertissements, on servait chez nous cette tourte aux jours de réjouissance. Prenez un beau chapon bien en chair, dépecez-le menu, mêlez-y vos fines herbes, un peu de lard et quelques épices que les marchands rapportent du Levant. Enfermez le tout dans une pâte, et au sortir du four, fendez la croûte et versez-y un trait de verjus : la vapeur qui s'élève vaut tous les compliments. Je vous l'avoue, j'ai depuis appris à m'en passer ; mais le souvenir m'en est encore agréable.
Blaise Pascal
Ingrédients
  • Chapon ou poulardela chair d'une moitié (garniture principale)
  • Lard fraisun morceau (moelleux)
  • Fines herbes (persil, ciboule, cerfeuil)une bonne poignée (parfum)
  • Épices douces (cannelle, gingembre, clou de girofle)une pincée (relevé)
  • Verjusun trait (acidulant final)
  • Pâte (farine, beurre, sel, eau)de quoi foncer et couvrir (croûte)
  • Jaunes d'œufsdeux (liant et dorure)
Comment on faisait : La tourte en croûte est, avec le pâté, le grand plat de cérémonie du Grand Siècle. La croûte servait autant de contenant de cuisson que de plat de service. Le sucré-salé épicé, hérité du Moyen Âge, est encore très présent au début du XVIIe siècle mais commence à reculer dans la cuisine de La Varenne au profit de saveurs plus franches.
Sources : François Pierre de La Varenne, Le Cuisinier françois, 1651 · Le Pastissier françois, 1653

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