La carte de Charles Baudelaire
Le festin du Quartier latin — le luxe permis au dandy ruiné

Les huîtres du jour de paie

FestifReconstitution🧂 🍋 🍄moyen25 min

Une douzaine d'huîtres fraîches, vinaigre d'échalote et citron, pain de seigle beurré et vin blanc pâle. Le festin simple et raffiné de qui sait jouir sans façon.

Le festin du Quartier latin — le luxe permis au dandy ruiné

Une douzaine d'huîtres fraîches, vinaigre d'échalote et citron, pain de seigle beurré et vin blanc pâle. Le festin simple et raffiné de qui sait jouir sans façon.

Le jour où un libraire daigne enfin me régler, je file au Quartier latin réclamer mon dû de plaisir : une douzaine d'huîtres, fraîches comme la marée, que j'arrose d'un filet de citron et d'un verre de vin pâle. On les gobe sans cérémonie, le pain de seigle beurré tenu à la main. Pour un dandy ruiné, voilà tout le luxe permis — et croyez-moi, il en vaut bien d'autres.
Charles Baudelaire
Ingrédients
  • Huîtres fraîchesune douzaine (le cœur du festin)
  • Citronun (acidité)
  • Échalote, vinaigre de vinune échalote, un filet (mignonnette)
  • Pain de seiglequelques tranches (accompagnement)
  • Beurre demi-selune noix (tartine)
  • Vin blanc secun verre (boisson d'accord)
Comment on faisait : Dans le Paris du XIXe siècle, l'huître se vendait à la douzaine dans les rues et les restaurants populaires comme dans les établissements chics ; on la mangeait crue, citronnée ou vinaigrée, avec du pain bis et du vin blanc. C'était l'un des rares luxes que la bohème pouvait s'offrir.

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