La carte de Alfred Bruyas
Plat de résistance — le gibier des grands jours

Civet de lièvre des coteaux de l'Hérault

FestifReconstitution🍄 🍋 🧂difficile3 h (+ marinade la veille)

Un lièvre longuement mijoté au vin rouge du Languedoc, lié à son sang, parfumé d'aromates de la garrigue. Le grand plat de réception, riche et profond, des dîners de mécène.

Plat de résistance — le gibier des grands jours

Un lièvre longuement mijoté au vin rouge du Languedoc, lié à son sang, parfumé d'aromates de la garrigue. Le grand plat de réception, riche et profond, des dîners de mécène.

Quand je recevais à ma table un Courbet ou quelque amateur venu admirer mes toiles, on ne servait point de mesquineries. Ce lièvre, mon cuisinier le faisait fondre une demi-journée durant dans le vin de nos coteaux, jusqu'à ce que la sauce prenne cette couleur sombre et veloutée d'un fond de tableau. On en parlait encore le lendemain, croyez-moi, autant que de mes acquisitions. Un bon civet délie les langues mieux que tous les discours sur l'art.
Alfred Bruyas
Ingrédients
  • Lièvre dépouillé avec son sangun animal (pièce maîtresse)
  • Vin rouge du Languedocune bouteille (marinade et sauce)
  • Lard de poitrineun morceau (gras, fond)
  • Oignons et échalotesune douzaine (aromates)
  • Thym, laurier, clou de girofleun bouquet (aromates)
  • Vinaigre de vinune rasade (acidité, liaison du sang)
Comment on faisait : Le civet (de cive, l'oignon) était au XIXe siècle un sommet de la cuisine bourgeoise. La liaison au sang, héritée du Moyen Âge, donnait à la sauce sa texture nappante ; on l'accompagnait de pain plutôt que de la pomme de terre encore peu prisée dans le Midi.