La carte de David Unaipon
Nourriture du fleuve — conservation (ngratji fumé)

Anguille fumée du lac Alexandrina

ConservationReconstitution🧂 🍄difficile6 h (dont 4-6 h de saumure + 2-3 h de fumage)

Anguille d'eau douce vidée, salée puis fumée lentement au-dessus d'un feu de bois d'eucalyptus. La chair prend une couleur dorée et une texture ferme, concentrant un goût riche et profond. Le fumage permettait de conserver le poisson plusieurs jours, précieux pour les déplacements saisonniers le long du fleuve.

Nourriture du fleuve — conservation (ngratji fumé)

Anguille d'eau douce vidée, salée puis fumée lentement au-dessus d'un feu de bois d'eucalyptus. La chair prend une couleur dorée et une texture ferme, concentrant un goût riche et profond. Le fumage permettait de conserver le poisson plusieurs jours, précieux pour les déplacements saisonniers le long du fleuve.

L'anguille du lac, voyez-vous, est un animal qui a beaucoup à nous enseigner — sa persévérance, sa capacité à voyager de l'eau douce à la mer et retour. J'ai toujours pensé qu'il y avait dans la nature des principes mécaniques que nous ne faisons que redécouvrir. Pour la conserver, nos anciens la suspendaient au-dessus d'un feu de branchages d'eucalyptus, pas trop vif, juste assez pour que la fumée fasse son œuvre pendant des heures. La peau devenait dorée comme du cuir fin, et la chair, dense et parfumée, pouvait nourrir un homme pendant plusieurs jours de marche. C'est de l'ingénierie alimentaire, ni plus ni moins.
David Unaipon
Ingrédients
  • Anguille d'eau douce du Murrayune ou deux belles prises (base)
  • Sel natif ou cendre saléeune poignée (conservation et assaisonnement)
  • Branches vertes d'eucalyptus (red gum)un bon fagot (fumage)
Comment on faisait : Les Ngarrindjeri pratiquaient le fumage du poisson et des anguilles bien avant la colonisation. Les prises étaient suspendues sur des cadres de bois au-dessus de feux entretenus avec du bois d'eucalyptus vert, qui produisait une fumée épaisse et aromatique. Cette technique de conservation était particulièrement importante lors des grands rassemblements cérémoniels au lac Alexandrina, où de grandes quantités de nourriture devaient être préparées à l'avance pour nourrir les groupes venus de loin.
Sources : Diane Bell, « Ngarrindjeri Wurruwarrin: A World That Is, Was and Will Be », Spinifex Press, 1998 · Philip Clarke, « Aboriginal People and Their Plants », Rosenberg Publishing, 2007 · George Taplin, « The Narrinyeri: An Account of the Tribes of South Australian Aborigines », 1879

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