Goiabada com queijo (Romeu e Julieta)
Une pâte de goyave dense, sucrée et légèrement acidulée, tranchée et posée sur du fromage frais salé. Le contraste sucré-salé le plus aimé du Brésil.
Une pâte de goyave dense, sucrée et légèrement acidulée, tranchée et posée sur du fromage frais salé. Le contraste sucré-salé le plus aimé du Brésil.
Voilà comme on terminait le repas, à la fazenda comme à la ville : une tranche de goiabada bien ferme posée sur le queijo frais. On appelle ça Roméo et Juliette, parce que les deux ne se quittent jamais. Autrefois on cuisait la goyave des heures dans de grands chaudrons de cuivre pour la garder tout l'hiver — rien ne se perdait. Le sucre de la pâte et le sel du fromage, c'est tout l'art : l'un ne va pas sans l'autre. Un vrai dessert de chez nous, sans chichi.
- •Goyaves bien mûres — un plein panier (fruit de base)
- •Sucre — à poids égal de pulpe (conservation et liant)
- •Queijo Minas frais — une meule (accord salé)
Goiabada com queijo (Romeu e Julieta)
Une pâte de goyave dense, sucrée et légèrement acidulée, tranchée et posée sur du fromage frais salé. Le contraste sucré-salé le plus aimé du Brésil.
Pourquoi ce plat ? La pâte de goyave, conservée des mois durant, servie avec une tranche de queijo Minas frais : c'est le dessert national mineiro, le « Roméo et Juliette » des fins de repas familiaux que Dilma a connus.
Voilà comme on terminait le repas, à la fazenda comme à la ville : une tranche de goiabada bien ferme posée sur le queijo frais. On appelle ça Roméo et Juliette, parce que les deux ne se quittent jamais. Autrefois on cuisait la goyave des heures dans de grands chaudrons de cuivre pour la garder tout l'hiver — rien ne se perdait. Le sucre de la pâte et le sel du fromage, c'est tout l'art : l'un ne va pas sans l'autre. Un vrai dessert de chez nous, sans chichi.
Ingrédients (version d’époque)
- Goyaves bien mûres — un plein panier (fruit de base)
- Sucre — à poids égal de pulpe (conservation et liant)
- Queijo Minas frais — une meule (accord salé)
Ingrédients
- Goyaves mûres (ou pulpe de goyave) — 1 kg (fruit de base)
- Sucre — 600 à 800 g (conservation et liant)
- Jus de citron — 1 c. à soupe (équilibre et prise)
- Queijo Minas frais (ou ricotta ferme / fromage frais salé) — 200 g (accord salé)
Préparation
- Éplucher et épépiner les goyaves, cuire la pulpe avec un peu d'eau jusqu'à ce qu'elle soit tendre, puis la passer au tamis.
- Peser la pulpe et ajouter un poids quasi égal de sucre, plus le jus de citron.
- Cuire à feu moyen en remuant constamment jusqu'à ce que la pâte se détache du fond et devienne très épaisse (30 à 45 min).
- Verser dans un moule chemisé et laisser prendre plusieurs heures, idéalement une nuit.
- Démouler, trancher la pâte ferme et la servir sur des tranches de fromage frais.
- Conserver le reste de pâte au frais, emballé : elle se garde longtemps.
Comment on faisait : La goiabada est l'héritière directe de la marmelada portugaise (pâte de coing), adaptée à la goyave américaine dès l'époque coloniale. C'était une technique de conservation : transformer le fruit abondant et fragile en réserve sucrée pour les mois maigres.
Le twist contemporain : En version chic, on la sert en cube vitré sur un crumble, ou en coulis tiède sur une glace au fromage frais, jouant le chaud-froid.
Dilma Rousseff · Charactorium