Tarte aux prunes du verger (Pflaumenkuchen)
Une pâte levée moelleuse couverte de quartiers de prunes (quetsches) serrés, qui rendent leur jus acidulé en cuisant. Un peu de miel ou de sucre et une pointe de cannelle : la douceur de fête typique du nord de la Hesse.
Une pâte levée moelleuse couverte de quartiers de prunes (quetsches) serrés, qui rendent leur jus acidulé en cuisant. Un peu de miel ou de sucre et une pointe de cannelle : la douceur de fête typique du nord de la Hesse.
Ah, quand les quetsches du verger ploient les branches en septembre, c'est jour de joie ! Je pétris ma pâte avec un peu de levain, je la laisse gonfler près du poêle sous un linge, puis je la couche sur la plaque et je range les prunes dessus, bien serrées comme des tuiles. Au four du village après la cuisson du pain, ça embaume toute la rue. Un soupçon de miel par-dessus, et même le bailli en redemande.
- •Farine de froment — selon la plaque (pâte)
- •Levain ou levure de bière — un peu (levée)
- •Lait tiède — ce qu'il faut (liquide de la pâte)
- •Beurre — une noix (matière grasse)
- •Œufs — un ou deux (liant)
- •Quetsches (prunes) du verger — une grande corbeille (garniture)
- •Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- •Cannelle — une pincée (parfum)
Tarte aux prunes du verger (Pflaumenkuchen)
Une pâte levée moelleuse couverte de quartiers de prunes (quetsches) serrés, qui rendent leur jus acidulé en cuisant. Un peu de miel ou de sucre et une pointe de cannelle : la douceur de fête typique du nord de la Hesse.
Pourquoi ce plat ? Pour la fête, la kermesse de village (Kirmes) ou la fin des moissons, on sortait la pâte levée et les prunes du verger. Dans une auberge de Hesse, ces grandes plaques sucrées réjouissaient la tablée — l'ambiance même où circulaient les contes que Dorothea savait si bien dire.
Ah, quand les quetsches du verger ploient les branches en septembre, c'est jour de joie ! Je pétris ma pâte avec un peu de levain, je la laisse gonfler près du poêle sous un linge, puis je la couche sur la plaque et je range les prunes dessus, bien serrées comme des tuiles. Au four du village après la cuisson du pain, ça embaume toute la rue. Un soupçon de miel par-dessus, et même le bailli en redemande.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — selon la plaque (pâte)
- Levain ou levure de bière — un peu (levée)
- Lait tiède — ce qu'il faut (liquide de la pâte)
- Beurre — une noix (matière grasse)
- Œufs — un ou deux (liant)
- Quetsches (prunes) du verger — une grande corbeille (garniture)
- Miel ou sucre — selon le goût (douceur)
- Cannelle — une pincée (parfum)
Ingrédients
- Farine de blé — 300 g (pâte)
- Levure de boulanger — 10 g fraîche (ou 4 g sèche) (levée)
- Lait tiède — 120 ml (liquide)
- Beurre mou — 50 g (matière grasse)
- Œuf — 1 (liant)
- Sucre — 50 g (+ un peu pour saupoudrer) (douceur)
- Quetsches (prunes) — 800 g (garniture)
- Cannelle — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Délayer la levure dans le lait tiède, mélanger avec la farine, le sucre, l'œuf et le beurre, pétrir jusqu'à obtenir une pâte souple.
- Couvrir et laisser lever près d'une source de chaleur environ 1 heure, jusqu'à ce qu'elle double.
- Étaler la pâte sur une plaque beurrée. Dénoyauter les prunes, les ouvrir en deux et les ranger serrées sur la pâte.
- Saupoudrer de sucre et de cannelle. Laisser reposer 15 minutes.
- Cuire au four à 190 °C environ 30 à 35 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée et les prunes confites dans leur jus. Servir tiède.
Comment on faisait : Les tartes sur pâte levée garnies de fruits du verger (prunes, pommes) étaient cuites dans le four communal après la fournée de pain, profitant de la chaleur résiduelle. Le sucre étant cher et importé, le miel et la propre acidité-sucrosité des fruits mûrs faisaient souvent l'essentiel de la douceur.
Le twist contemporain : Une cuillerée de crème épaisse fouettée légèrement vanillée (Schmand) à côté de la part encore tiède.
Dorothea Viehmann · Charactorium