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Jambon de Virginie braisé à la mélasse
Pourquoi ce plat ? Poe a grandi à Richmond, en Virginie, terre du célèbre jambon salé et fumé. Ce jambon était LE plat des grandes occasions, celui qu'on sortait quand la maisonnée pouvait enfin se réjouir. Il incarne le contraste de sa vie : un luxe rare au milieu de la frugalité.
Une tranche épaisse de jambon de Virginie, longuement salé et fumé, mijotée puis glacée à la mélasse. Salé, profond, presque umami, avec une croûte sombre et brillante. Le faste des jours heureux.
Ah, le jambon de Virginie ! Voilà, lecteur, le souvenir d'un luxe que ma jeunesse à Richmond m'a fait connaître. On le salait des mois durant, on le fumait jusqu'à ce que sa chair prît une teinte d'acajou sombre — couleur, dirais-je, de mes plus belles encres. Quand par bonheur la table en recevait une tranche, on la faisait mijoter doucement, puis on la nappait de mélasse jusqu'à ce qu'elle brillât comme un coffret laqué. C'était les jours de fête, rares et précieux, où l'on oubliait un instant l'âpreté du monde.
- •Tranche de jambon de Virginie salé-fumé — une belle tranche épaisse (pièce principale)
- •Mélasse de canne — quelques cuillerées (glaçage)
- •Vinaigre de cidre — un trait (acidité)
- •Eau — pour le braisage (cuisson)
Jambon de Virginie braisé à la mélasse
Une tranche épaisse de jambon de Virginie, longuement salé et fumé, mijotée puis glacée à la mélasse. Salé, profond, presque umami, avec une croûte sombre et brillante. Le faste des jours heureux.
Pourquoi ce plat ? Poe a grandi à Richmond, en Virginie, terre du célèbre jambon salé et fumé. Ce jambon était LE plat des grandes occasions, celui qu'on sortait quand la maisonnée pouvait enfin se réjouir. Il incarne le contraste de sa vie : un luxe rare au milieu de la frugalité.
Ah, le jambon de Virginie ! Voilà, lecteur, le souvenir d'un luxe que ma jeunesse à Richmond m'a fait connaître. On le salait des mois durant, on le fumait jusqu'à ce que sa chair prît une teinte d'acajou sombre — couleur, dirais-je, de mes plus belles encres. Quand par bonheur la table en recevait une tranche, on la faisait mijoter doucement, puis on la nappait de mélasse jusqu'à ce qu'elle brillât comme un coffret laqué. C'était les jours de fête, rares et précieux, où l'on oubliait un instant l'âpreté du monde.
Ingrédients (version d’époque)
- Tranche de jambon de Virginie salé-fumé — une belle tranche épaisse (pièce principale)
- Mélasse de canne — quelques cuillerées (glaçage)
- Vinaigre de cidre — un trait (acidité)
- Eau — pour le braisage (cuisson)
Ingrédients
- Tranche de jambon fumé non cuit (type jambon de pays), env. 2 cm — 400 g (pièce principale)
- Mélasse de canne — 3 c. à soupe (glaçage)
- Vinaigre de cidre — 1 c. à soupe (acidité)
- Eau — 150 ml (cuisson)
- Poivre noir — selon goût (assaisonnement)
Préparation
- Si le jambon est très salé, le faire tremper 30 min dans l'eau froide, puis l'éponger.
- Saisir la tranche 2 min par face dans une poêle en fonte chaude.
- Ajouter l'eau et le vinaigre, couvrir et laisser mijoter 20 min à feu doux pour attendrir.
- Retirer le couvercle, ajouter la mélasse et laisser réduire en remuant jusqu'à un glaçage sombre et nappant (5 à 8 min).
- Poivrer, retourner la tranche pour bien l'enrober, puis servir aussitôt, découpée en lamelles.
Comment on faisait : Le jambon de Virginie (Smithfield ham) était salé à sec, parfois enrobé de poivre, puis fumé au bois de pommier ou de hickory et affiné de longs mois. Très salé, il se conservait sans réfrigération — un atout précieux. On le coupait en tranches fines et on l'adoucissait souvent au glaçage de mélasse ou de sucre brun pour les repas de fête.
Le twist contemporain : Glissez de fines lamelles entre deux moitiés de biscuit (le 'ham biscuit' du Sud) pour un service en bouchées élégantes.
Edgar Allan Poe · Charactorium





