La carte de Eileen Chang
Boisson de l'après-midi et d'accueil (servie en tout temps, gorgée tiède qui accompagne lecture et conversation)

Mòlì huāchá — thé au jasmin

BoissonDocumentéefacile5 min

Des feuilles de thé vert parfumées à la fleur de jasmin fraîche, infusées légères et claires. Une boisson florale, à peine amère, qui embaume la pièce avant même la première gorgée.

Boisson de l'après-midi et d'accueil (servie en tout temps, gorgée tiède qui accompagne lecture et conversation)

Des feuilles de thé vert parfumées à la fleur de jasmin fraîche, infusées légères et claires. Une boisson florale, à peine amère, qui embaume la pièce avant même la première gorgée.

Je le préfère pâle, presque transparent — un thé trop fort vous serre la gorge et vous empêche de penser. On verse l'eau frémissante, jamais bouillante à gros bouillons, sur quelques feuilles roulées, et l'on attend que le jasmin se réveille ; alors tout l'appartement sent la fleur. Près de ma machine à écrire, une tasse tiède, et la page se laisse plus volontiers noircir. C'est peu de chose, un thé — mais c'est à ces petites choses tièdes que tient le courage d'écrire.
Eileen Chang
Ingrédients
  • Thé vert parfumé au jasmin (feuilles roulées)une pincée (base)
  • Fleurs de jasmin séchéesquelques-unes (parfum floral)
  • Eau de source frémissanteune théière (infusion)
Comment on faisait : Le thé au jasmin se fabrique en superposant des couches de thé vert et de fleurs de jasmin fraîchement cueillies le soir, lorsqu'elles s'ouvrent ; le thé absorbe le parfum, puis les fleurs sont retirées. Boisson populaire dans tout le Nord et l'Est de la Chine, il était omniprésent dans les maisons et bureaux shanghaïens.
Sources : Eileen Chang, essais sur la vie shanghaïenne, recueil 《流言》 (Written on Water) · John Blofeld, The Chinese Art of Tea (1985)