La carte de Eugène Ionesco
Felul principal de sărbătoare — le grand plat mijoté des jours de fête, qui trône au centre de la table

Sarmale cu mămăligă (choux farcis et polenta)

FestifDocumentée🧂 🫙 🍄difficile3 h 30

Des feuilles de chou fermenté roulées autour d'une farce de viande, riz et oignon, mijotées lentement des heures durant jusqu'à devenir fondantes. On les sert avec la mămăligă, polenta de maïs dorée, et une cuillère de crème aigre. Le plat des dimanches et des fêtes.

Felul principal de sărbătoare — le grand plat mijoté des jours de fête, qui trône au centre de la table

Des feuilles de chou fermenté roulées autour d'une farce de viande, riz et oignon, mijotées lentement des heures durant jusqu'à devenir fondantes. On les sert avec la mămăligă, polenta de maïs dorée, et une cuillère de crème aigre. Le plat des dimanches et des fêtes.

Ah, les sarmale ! Il faut comprendre qu'on ne les fait pas pour un soir, on les fait pour une fête, et l'on en prépare toujours trop — c'est la règle. On roulait les feuilles de chou aigre serrées comme des cigares, et la marmite cuisait si longtemps que la maison entière sentait l'aigre et la fumée. Ma grand-mère prétendait qu'elles étaient meilleures réchauffées le lendemain, ce qui est une vérité absurde et magnifique : un plat qui s'améliore en attendant, comme certaines vérités. On les mange avec la mămăligă et un nuage de crème, sans hâte, en parlant trop fort.
Eugène Ionesco
Ingrédients
  • Feuilles de chou fermenté entier (varză murată)un chou entier (enveloppe — apporte l'acidité fermentée)
  • Viande de porc hachéeune bonne quantité (farce)
  • Rizune grosse poignée (farce)
  • Oignonplusieurs (farce)
  • Farine de maïsselon le nombre de convives (mămăligă)
  • Aneth séché, grains de poivre, feuilles de laurierau goût (aromates)
Comment on faisait : Le chou se conservait tout l'hiver dans de grands tonneaux de saumure où il fermentait entier — on prélevait les feuilles au fur et à mesure. La mămăligă, polenta de maïs, fut longtemps le pain des paysans roumains, cuite dans un chaudron et renversée sur une planche pour être tranchée au fil. Le maïs, arrivé d'Amérique après 1492, était parfaitement intégré à la cuisine roumaine du XXe siècle.
Sources : Sanda Marin, Carte de bucate

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