La carte de Flora Tristan
Chocolat de la paria, à la mode d'Arequipa
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La boisson du matin créole (servie brûlante, moussée au molinillo)

Chocolat de la paria, à la mode d'Arequipa

BoissonReconstitution☕ 🍯 🌶️facile15 min
La boisson du matin créole (servie brûlante, moussée au molinillo)

Chocolat de la paria, à la mode d'Arequipa

Pourquoi ce plat ? Fille de Mariano de Tristán, noble péruvien, Flora part à Arequipa en 1833 réclamer son héritage. Dans la famille de son oncle Pío, le chocolat épais et parfumé est la boisson du matin — un goût qui la relie à son père et à cette moitié péruvienne d'elle-même qu'elle découvre dans ses Pérégrinations d'une paria.

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La boisson du matin créole (servie brûlante, moussée au molinillo)

Un chocolat chaud épais, presque une crème, battu jusqu'à mousser, parfumé de cannelle. À mille lieues du chocolat aqueux des cafés parisiens : ici c'est dense, ardent, généreux comme la table créole.

Quand j'arrivai à Arequipa, étrangère et pourtant fille du pays par mon père, on me servit chaque matin ce chocolat que l'on bat dans la jarre avec un petit moulinet de bois jusqu'à le faire écumer. Ah ! ce n'était point la fade décoction de nos cafés de Paris : c'était un breuvage épais, brûlant, parfumé de cannelle, qui vous rendait le cœur ferme pour la journée. J'y goûtais l'héritage de ce père que je n'avais guère connu, et chaque tasse me disait que j'étais aussi de cette terre-là.
Flora Tristan
Ingrédients
  • Cacao péruvien en tabletteun morceau (base)
  • Eau ou laitune tasse (liquide)
  • Sucreselon le goût (douceur)
  • Cannelleun éclat de bâton (parfum)
Comment on faisait : Au Pérou, on battait le chocolat avec un molinillo, petit moulinet de bois tourné entre les paumes pour le faire mousser. La cannelle était l'épice reine ; le chocolat se buvait épais et très sucré, héritage des usages coloniaux hispano-américains.
Sources : Flora Tristan, Pérégrinations d'une paria (1838)

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