Bière chaude aux épices
Une bière brune chauffée doucement avec du sucre et des épices, parfois liée d'un jaune d'œuf, servie fumante — un remontant des soirées d'hiver, sucré et amer à la fois.
Une bière brune chauffée doucement avec du sucre et des épices, parfois liée d'un jaune d'œuf, servie fumante — un remontant des soirées d'hiver, sucré et amer à la fois.
Tu veux savoir comment passaient mes soirées à la brasserie Andler ? La chope ne désemplissait jamais, et les idées fusaient plus vite que la mousse ! Les soirs de grand froid, on faisait chauffer la bière brune avec un peu de sucre, un bâton de cannelle et un clou de girofle — ça vous réchauffe un homme mieux qu'un poêle. J'en buvais trop, je l'avoue, et mon foie me l'a fait payer cher sur mes vieux jours ; mais quelle compagnie, quelles disputes magnifiques sur l'art et la République !
- •Bière brune — une chope (base)
- •Sucre ou miel — une cuillerée (adoucir l'amertume)
- •Cannelle et clou de girofle — un peu (épices chaudes)
- •Jaune d'œuf — 1 (facultatif) (lier et velouter)
Bière chaude aux épices
Une bière brune chauffée doucement avec du sucre et des épices, parfois liée d'un jaune d'œuf, servie fumante — un remontant des soirées d'hiver, sucré et amer à la fois.
Pourquoi ce plat ? À Paris, Courbet fréquentait assidûment les brasseries — notamment la fameuse brasserie Andler, surnommée le « temple du réalisme », où il refaisait le monde une chope à la main. Il consommait énormément de bière, habitude joyeuse mais qui finit par ruiner sa santé. Cette bière chaude épicée, préparation hivernale du XIXe siècle, évoque ces longues soirées de brasserie.
Tu veux savoir comment passaient mes soirées à la brasserie Andler ? La chope ne désemplissait jamais, et les idées fusaient plus vite que la mousse ! Les soirs de grand froid, on faisait chauffer la bière brune avec un peu de sucre, un bâton de cannelle et un clou de girofle — ça vous réchauffe un homme mieux qu'un poêle. J'en buvais trop, je l'avoue, et mon foie me l'a fait payer cher sur mes vieux jours ; mais quelle compagnie, quelles disputes magnifiques sur l'art et la République !
Ingrédients (version d’époque)
- Bière brune — une chope (base)
- Sucre ou miel — une cuillerée (adoucir l'amertume)
- Cannelle et clou de girofle — un peu (épices chaudes)
- Jaune d'œuf — 1 (facultatif) (lier et velouter)
Ingrédients
- Bière brune de qualité — 50 cl (base)
- Sucre roux ou miel — 1 à 2 cuillères à soupe (adoucir)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 2 (épice)
- Zeste de citron — 1 lanière (fraîcheur)
- Jaune d'œuf — 1 (facultatif) (liaison veloutée)
Préparation
- Versez la bière dans une casserole avec le sucre, la cannelle, les clous de girofle et le zeste de citron.
- Chauffez à feu doux sans faire bouillir, en remuant, jusqu'à ce que la mousse retombe et que le mélange fume (environ 5 minutes).
- Pour une version veloutée, fouettez un jaune d'œuf dans un bol, versez dessus un peu de bière chaude en fouettant, puis reversez le tout dans la casserole hors du feu.
- Filtrez et servez aussitôt dans une chope ou un verre épais.
Comment on faisait : La bière chaude (parfois liée à l'œuf, comme un caudeau) était une boisson d'hiver courante en Europe du Nord et de l'Est au XIXe siècle, réputée réchauffer et réconforter. On la sucrait et l'épiçait pour adoucir l'amertume du houblon. Dans les brasseries parisiennes des réalistes, la bière coulait surtout fraîche, mais cette préparation chaude appartenait au répertoire populaire de l'époque.
Le twist contemporain : Servie en petit verre à digestif avec un sablé à la cannelle, façon « after » d'atelier d'hiver.
Gustave Courbet · Charactorium