La carte de Francesco del Giocondo
Chapon rôti en agrodolce, safran et pignons
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Arrosto del servizio di cucina — la pièce de rôti chaude du grand repas

Chapon rôti en agrodolce, safran et pignons

FestifDocumentée🍯 🍋 🌶️moyen1 h 50
Arrosto del servizio di cucina — la pièce de rôti chaude du grand repas

Chapon rôti en agrodolce, safran et pignons

Pourquoi ce plat ? Homme aisé et magistrat, Francesco recevait à sa table de Santa Croce associés et notables. Pour un convito digne d'un négociant prospère, on servait le chapon rôti baigné d'une sauce aigre-douce dorée au safran : le sucre et les épices importés disaient sans un mot le rang de la maison.

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Arrosto del servizio di cucina — la pièce de rôti chaude du grand repas

Chapon doré à la broche puis nappé d'une sauce agrodolce : vinaigre adouci de sucre et de raisins secs, parfumé de cannelle, de gingembre et d'un précieux safran, enrichi de pignons. Le plat de prestige du banquet florentin.

Quand je reçois mes pairs, je veux que ma table parle pour moi. Faites donc dorer un beau chapon à la broche, et préparez la sauce que j'aime : du vinaigre adouci de sucre, des raisins de Corinthe, une once de cannelle et de gingembre, et surtout ce safran que je paie son pesant d'or aux marchands du Levant. Versez-la bien chaude sur la volaille, semez de pignons — et voyez si mes hôtes ne devinent point la prospérité de cette maison.
Francesco del Giocondo
Ingrédients
  • Chaponun, entier (vedette)
  • Vinaigre de vinun gobelet (acidité)
  • Sucre de canneune bonne poignée (douceur)
  • Raisins secsune poignée (douceur fruitée)
  • Safranquelques filaments (couleur et parfum (signature))
  • Cannelle, gingembre, clou de girofleau mortier (épices)
  • Pignons de pinune poignée (garniture)
Comment on faisait : Les sauces aigres-douces aux fruits secs et épices dominent la cuisine de prestige italienne du XVe-XVIe siècle, codifiée plus tard par Bartolomeo Scappi. Le safran, la cannelle, le sucre de canne et les pignons étaient des produits coûteux importés : les servir ensemble sur une volaille noble était un acte d'ostentation autant que de goût.
Sources : Bartolomeo Scappi, Opera dell'arte del cucinare (1570) · Maestro Martino, Libro de arte coquinaria (XVe s.)

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