La carte de Michel de Montaigne
Civet de lièvre aux épices douces et au vin
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Viande de sauce (service des entremets et viandes mijotées)

Civet de lièvre aux épices douces et au vin

FestifReconstitution🌶️ 🍯 🍋moyen3 h (+ marinade la veille)
Viande de sauce (service des entremets et viandes mijotées)

Civet de lièvre aux épices douces et au vin

Pourquoi ce plat ? Montaigne goûtait le gibier de son Périgord, terre de chasse par excellence. Maire de Bordeaux et hôte de qualité, il recevait à sa table : ce civet richement épicé et liée au vin était le plat de prestige d'un jour de fête, lorsque l'on voulait honorer ses convives.

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Viande de sauce (service des entremets et viandes mijotées)

Un lièvre longuement mijoté au vin rouge et aux épices douces — cannelle, gingembre, clou de girofle — relevé d'un trait de verjus : la grande sauce sombre et parfumée des banquets de la Renaissance, où le sucré-épicé l'emportait sur le piquant.

Quand je veux faire honneur à mes amis, lecteur, je fais servir ce lièvre pris dans mes bois, mitonné tout un long après-midy dans le vin de mes vignes. On y met de la canelle, du gingembre, un peu de girofle — car nos pères aymaient les viandes parfumées comme l'Orient — et un trait de verjus pour réveiller le tout. La conversation à table me plaist autant que la viande, je l'avoue : un bon plat n'est rien s'il n'est assaisonné de bons propos.
Michel de Montaigne
Ingrédients
  • Lièvre (ou lapin de garenne)un, découpé (gibier)
  • Vin rougeune pinte (liquide de cuisson)
  • Cannelle, gingembre, clou de girofle, graine de paradisépices pilées (parfum)
  • Oignonsquelques-uns (base aromatique)
  • Verjusun trait (acidité)
  • Pain grillédeux tranches (liaison de la sauce)
  • Lardun morceau (graisse)
Comment on faisait : La cuisine française de la Renaissance liait ses sauces non avec la farine — venue plus tard — mais avec de la mie de pain grillé trempée et passée. Les épices d'Orient (cannelle, gingembre, girofle, graine de paradis) signaient les plats de prestige, et le sucré-épicé dominait le piquant. Le « civet » tient son nom de la « cive » (oignon/ciboule) qui en formait la base.
Sources : Lancelot de Casteau, Ouverture de cuisine (1604) · Le Viandier (tradition Taillevent)

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