Ration de bivouac : biscuit dur, bœuf séché et thé de camp
Le repas du géomètre en marche : un biscuit de froment cuit deux fois, dur comme la pierre, qu'on ramollit dans une infusion de thé brûlant, accompagné de lamelles de bœuf salé et séché. Frugal, transportable, increvable.
Le repas du géomètre en marche : un biscuit de froment cuit deux fois, dur comme la pierre, qu'on ramollit dans une infusion de thé brûlant, accompagné de lamelles de bœuf salé et séché. Frugal, transportable, increvable.
Sachez, Monsieur, qu'un homme chargé de mesurer un continent n'a point le loisir de bien dîner. Sous la tente, par quarante degrés ou sous la mousson, mon ordinaire se réduisait à ce biscuit dur que l'on trempe dans le thé jusqu'à ce qu'il consente à se laisser mâcher, et à quelques tranches de bœuf séché. Je l'exigeais bouilli longuement, l'eau d'ici n'étant point sûre — un officier malade ne relève pas son théodolite. Croyez-moi, après douze heures de visées, ce maigre repas valait tous les festins de Londres.
- •Biscuit de mer (hardtack) — 2 par homme (féculent de conservation)
- •Bœuf salé et séché — une poignée (protéine durable)
- •Thé noir des Indes — à volonté (boisson, ramollit le biscuit)
- •Eau bouillie — selon besoin (sécurité sanitaire)
- •Sucre de canne — un morceau (énergie, goût)
Ration de bivouac : biscuit dur, bœuf séché et thé de camp
Le repas du géomètre en marche : un biscuit de froment cuit deux fois, dur comme la pierre, qu'on ramollit dans une infusion de thé brûlant, accompagné de lamelles de bœuf salé et séché. Frugal, transportable, increvable.
Pourquoi ce plat ? Pendant des mois de triangulation, Everest et ses officiers vivaient sous la tente, déplaçant un grand théodolite de 500 kg de station en station. Loin de tout, ils se nourrissaient de provisions qui ne pourrissaient pas : biscuit de mer, viandes séchées, et l'incontournable thé fort qui rythmait les pauses de calcul trigonométrique.
Sachez, Monsieur, qu'un homme chargé de mesurer un continent n'a point le loisir de bien dîner. Sous la tente, par quarante degrés ou sous la mousson, mon ordinaire se réduisait à ce biscuit dur que l'on trempe dans le thé jusqu'à ce qu'il consente à se laisser mâcher, et à quelques tranches de bœuf séché. Je l'exigeais bouilli longuement, l'eau d'ici n'étant point sûre — un officier malade ne relève pas son théodolite. Croyez-moi, après douze heures de visées, ce maigre repas valait tous les festins de Londres.
Ingrédients (version d’époque)
- Biscuit de mer (hardtack) — 2 par homme (féculent de conservation)
- Bœuf salé et séché — une poignée (protéine durable)
- Thé noir des Indes — à volonté (boisson, ramollit le biscuit)
- Eau bouillie — selon besoin (sécurité sanitaire)
- Sucre de canne — un morceau (énergie, goût)
Ingrédients
- Farine de blé — 250 g (base du biscuit)
- Eau — 100 ml (liant)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement et conservation)
- Viande de bœuf séchée (type bresaola ou jerky non sucré) — 80 g (protéine)
- Thé noir Assam ou Darjeeling — 2 sachets (boisson chaude)
- Sucre — au goût (adoucir le thé)
Préparation
- Mélanger farine, sel et eau pour obtenir une pâte ferme et sèche, sans aucune levée.
- Abaisser à 1 cm, découper des carrés, percer de trous à la fourchette.
- Cuire au four à 160°C pendant 30 min, puis retourner et recuire 30 min jusqu'à ce que le biscuit soit totalement dur et sec.
- Laisser refroidir et durcir une nuit à l'air libre.
- Infuser un thé noir très fort, sucrer.
- Servir le biscuit à tremper dans le thé brûlant, avec les lamelles de bœuf séché à côté.
Comment on faisait : Le biscuit de mer était cuit deux fois pour chasser toute humidité : ainsi il se gardait des mois sans moisir, indispensable pour une expédition itinérante. Les hommes le trempaient dans le thé, la soupe ou l'eau pour pouvoir le manger sans s'y casser les dents.
Le twist contemporain : Servez le biscuit sur une planche avec une cuillerée de chutney de mangue : le contraste du dur et du fondant, du sec et du sucré, raconte à lui seul le voyage de la Survey.
George Everest · Charactorium


