La carte de Gisèle Halimi
Douceur frite des fêtes, offerte aux voisins et aux invités lors des grandes occasions

Yoyos à l'eau de fleur d'oranger

OffrandeDocumentée🍯moyen1 h 30 (dont 1 h de pousse)

De petits beignets en anneau, frits puis trempés dans un sirop parfumé à l'eau de fleur d'oranger. Tendres, dorés, sucrés et fleuris. On les préparait en pyramide pour les fêtes et on en offrait aux proches.

Douceur frite des fêtes, offerte aux voisins et aux invités lors des grandes occasions

De petits beignets en anneau, frits puis trempés dans un sirop parfumé à l'eau de fleur d'oranger. Tendres, dorés, sucrés et fleuris. On les préparait en pyramide pour les fêtes et on en offrait aux proches.

L'odeur de la fleur d'oranger, c'est toute mon enfance. Pour les fêtes, on frisait ces petits anneaux de pâte, on les jetait dans l'huile chaude où ils tournaient en dorant, puis hop, dans le sirop tiède où ils buvaient le parfum des orangers. On en empilait une montagne sur un plateau et on en portait aux voisins — car une fête qu'on ne partage pas n'en est pas une. Trempe-les juste ce qu'il faut : ils doivent rester moelleux, pas détrempés.
Gisèle Halimi
Ingrédients
  • Farinede quoi faire la pâte (base des beignets)
  • Œufsquelques-uns (liant et moelleux)
  • Levureun peu (légèreté)
  • Eau de fleur d'orangergénéreuse (parfum signature)
  • Sucre ou mielpour le sirop (sirop d'enrobage)
  • Huile de fritureun bain (cuisson)
Comment on faisait : Les pâtisseries frites trempées au sirop (yoyos, debla, makroud el-louse) marquaient les fêtes dans la Tunisie juive comme musulmane. La fleur d'oranger, distillée à partir des fleurs d'oranger amer, était le parfum de fête par excellence et se gardait précieusement en flacon.
Sources : Pâtisseries de fête judéo-tunisiennes (yoyos, beignets au sirop) · Gisèle Halimi, Le lait de l'oranger, Gallimard, 1988